Énormes commissions perçues par les agents, droits à l’image, joueurs surévalués: les dessous sombres du mercato

Après avoir bouclé le transfert de Matthijs de Ligt à la Juventus, Mino Raiola, l’agent du défenseur néerlandais, avait été acclamé par les supporters turinois.
Après avoir bouclé le transfert de Matthijs de Ligt à la Juventus, Mino Raiola, l’agent du défenseur néerlandais, avait été acclamé par les supporters turinois. - Isopix

Les entraîneurs se plaignent sans ambages de la longueur du mercato. En tout cas de sa chronologie : toujours ouvert alors que le championnat a déjà débuté. Ils ne connaissent pas tout à fait, ou pas du tout, le matériel dont ils vont disposer, et donc de l’orientation qu’ils peuvent imprimer à leur projet sportif.

En réalité, le projet sportif, les résultats, le jeu, sont devenus des aspects secondaires du football. Des gens qui le dirigent. Les joueurs le sont devenus tout autant. Leur valeur marchande n’est pas forcément corrélée à leur niveau, à leurs prestations. Ils sont « juste » devenus des chiffres qu’on couche dans un livre comptable. Tandis que les entraîneurs s’évertuent encore à trouver la bonne alchimie sur le terrain, leurs dirigeants n’ont pour seul souci que de présenter un budget en équilibre. Alors si un club de football se gère comme une entreprise, le joueur est devenu un produit. Un colis qu’on s’échange, qu’on se passe au gré des besoins. Et, dans une logique purement financière, le joueur accepte sans vergogne sa chosification, sans vergogne mais avec des salaires en rapport avec l’argent qu’il meut.

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