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Les métiers du digital: Carré Noir utilise les nouvelles technologies pour personnaliser ses chocolats

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Mélanie Lemmens est historienne de l’art, musicienne, passionnée de chocolat… et belge. « Je travaillais un peu comme historienne de l’art, dans le culturel, j’avais suivi des formations en informatique. Mais il manquait quelque chose à mon travail pour que je sois pleinement heureuse. J’ai eu envie de revenir à ma passion d’enfance : le chocolat. Je disais à mes parents que je voulais devenir chocolatière, je suis une grande gourmande. J’ai commencé à réfléchir à un concept. »

Pendant plusieurs mois, Mélanie Lemmers a traqué le meilleur du chocolat chez les artisans du monde entier avant de créer Carré Noir. Au final, elle n’a gardé que ses coups de cœur : des produits de qualité et des grands crus produits à partir d’ingrédients d’exception.

« Il y a 9 ans, j’ai commencé par vendre en ligne du been to bar (de la fève à la tablette). À l’époque, les gens ne comprenaient pas ce que je vendais. J’ai devancé la tendance. La presse a parlé de mon e-commerce. Et puis, les commerçants du cœur historique de Liège, En Neuvice, sont venus me chercher pour que j’ouvre une boutique. J’ai commencé la formation en chocolaterie. Et j’ai installé une boutique-atelier En Neuvice. »

Mélanie Lemmens a obtenu un prix international pour une de ses pralines. « J’étais dans les 4 chocolateries belges à recevoir un prix. C’est une belle récompense du travail accompli ! »

Depuis quelques moins, l’atelier et le magasin de Carré Noir se sont agrandis et sont trois fois plus grands. « Ça me permet de suivre des plus gros contrats et de réaliser plus de productions. Et d’avoir un petit peu plus de personnel. J’ai une apprentie, qui gère la production, des employés à temps partiel pour la production, un vidéo développer. »

Mélanie Lemmens est fière du succès de sa petite entreprise. « C’est un succès depuis que j’ai installé mon atelier il y a bientôt 5 ans. »

La créatrice de Carré Noir travaille toujours au développement de son entreprise. « Je commence à travailler pour exporter au Japon. Et je souhaite avoir quelques points de vente supplémentaires en Belgique. »

Et le digital dans tout ça ? « J’ai inventé un calage en chocolat. C’est une séparation à l’intérieur de la boîte de pralines. Mais au lieu d’être en carton ou en plastique, elle est en chocolat. J’ai obtenu la bourse Boost Up pour personnaliser ce calage. Ça me permet de pouvoir proposer aux entreprises et aux particuliers, une personnalisation grâce aux nouvelles technologies. C’est un système écolo. Je peux notamment créer le logo d’une entreprise en chocolat. Il y a de la demande. J’ai déjà testé beaucoup de personnalisations : avec des imprimantes 3D, avec des lasers… Travailler avec les nouvelles technologies est quelque chose qui me branche. »