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Emji, la Nouvelle Star du Festival de Nandrin: «Maurane m’avait dit: tu as la même niaque que moi à ton âge, je me revois en toi».

Emji, la Nouvelle Star du Festival de Nandrin: «Maurane m’avait dit: tu as la même niaque que moi à ton âge, je me revois en toi».
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Mais qui était-elle vraiment avant d’être projetée au-devant de la scène télévisuelle ?

Emji : Au départ, j’étais modéliste, je faisais des vêtements sur mesure. J’ai arrêté ça vers mes 25 ans pour me plonger complètement dans la musique, de façon presque viscérale. J’ai joué dans le métro parisien pendant deux ans. J’ai appris la guitare très tard, à 25 ans, j’ai rencontré un collectif d’artistes qui jouaient dans la rue. J’ai refait de la musique après l’avoir laissée de côté durant mes études. Et voilà, j’en ai fait mon métier : il fallait bien manger, payer son loyer ! Je me suis fait violence, j’ai monté mon projet avec mes musiciens, on a joué dans les bars, on a fait un premier « Café de la danse », à Paris, la salle était comble avant la date, y arriver sans être connue, c’était très encourageant et très valorisant.

Le métro, c’est une fameuse école, non ?

Emji : c’est une école magique parce qu’on y fait des rencontres très fortes, tous publics confondus, ça m’a permis de me connecter avec les vraies valeurs de la vie. Là, il n’y a pas de paillettes, c’est une école difficile : il y a des fois où il n’y a personne qui vous écoute, on se sent terriblement seule ; puis il y a des moments où je vais carrément provoquer des bouchons dans les couloirs ! Quand quelqu’un s’arrête et vient te dire merci, c’est vachement fort. Des gens qui retirent leurs écouteurs et vont finalement passer deux heures à t’écouter : wouaw !

Qu’est-ce que vous chantiez dans le métro : des reprises ?

Emji : des reprises, oui, mais j’avais déjà mon propre répertoire, j’alternais. Les gens qui ne me connaissaient pas s’arrêtaient plus volontiers sur un air connu. Puis ils restaient pour découvrir une chanson à moi. Ils me disaient ce qu’ils en pensent, c’est un super test. J’ai ainsi fait de très belles rencontres, il y a de ces gens qui m’ont suivie et me suivent encore aujourd’hui.

Sur les réseaux sociaux, « La Nouvelle Star » ou « The Voice » ont leurs détracteurs. Que leur répondez-vous ?

Emji : Très objectivement, j’ai vécu ça de manière très formatrice. On a très peu de temps pour apprendre des chansons, les gens qui font cette émission depuis treize ans sont des directeurs artistiques qui ont une fameuse expérience, c’est des gens à qui il faut faire confiance, sinon, ce n’est pas la peine d’y aller. Ils m’ont proposé des chansons auxquelles je ne croyais pas, et ils avaient raison. Le jour où ils m’ont laissé choisir, je me rendais compte que ce n’était peut-être pas le meilleur choix ! On apprend à travailler avec les caméras, avec des chorégraphes, des coachs, on apprend à répondre à des interviews, c’est une formation très professionnelle que je n’aurais jamais pu me payer. En trois mois, j’ai fait un bon énorme. Je ne me suis pas contentée de me dire : super, je passe à la télé ; non, je me suis donnée à fond. C’est une chance qu’on n’a pas deux fois.

Et après ?

Emji : J’ai gardé de très bons contacts avec les gens de l’émission. Puis j’ai eu la chance de signer directement avec Universal. Et là, il y a automatiquement toute une machine qui se met en marche. Mais ça ne veut pas dire que c’est acquis, que tout est servi sur un plateau. Il faut motiver tout son entourage, ne pas croire après un premier album que c’est arrivé.

Avez-vous un modèle de chanteuse dont le parcours vous fait rêver ?

Emji : J’avais beaucoup parlé avec Maurane, j’adorais sa personnalité. Quand nous nous sommes croisées à « La Nouvelle Star », elle m’avait dit : « Je t’adore parce que tu as la même niaque et le même naturel que moi, je me revois à ton âge ».

Le cinéma vous tenterait ?

Emji : Je n’ai jamais été approchée mais oui, ça me tenterait beaucoup.

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