Euro de hockey: «On n’a pas été bons», reconnait Niels Thijssen, le coach des Red Panthers, après leur défaite face à l’Espagne

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Quelques heures - et une mauvaise nuit - après l’élimination de son équipe pour une place dans le dernier carré de l’Euro féminin de hockey, Niels Thijssen, le coach des Red Panthers, est revenu jeudi brièvement sur la déception qui hante encore naturellement les esprits des joueuses belges et de leur staff.

«Nous devons encore débriefer cet après-midi ensemble avec l’équipe pour tenter de mettre le doigt sur les raisons de cet échec, mais ce qui est certain c’est que nous n’avons jamais réussi à atteindre le niveau que nous étions en droit d’espérer. Nous n’avons tout simplement pas été bons», a reconnu l’entraîneur néerlandais, qui avait pris les commandes de l’équipe belge ad interim durant quelques mois fin 2015 et a ensuite endossé définitivement le rôle de T1 depuis le départ de sa compatriote Ageeth Boomgaardt, en mars 2017. «En première mi-temps surtout, des choix inhabituels ont été faits par les joueuses. Peut-être que le fait de savoir qu’un nul suffisait a joué un rôle dans cette attitude. Pourtant nous avions tout fait pour que ce ne soit pas le cas. Nous voulions jouer pour une victoire, mais au final, il s’est révélé que notre jeu ne méritait pas mieux que ce résultat.»

Comme dans beaucoup d’autres rencontres dames de cet Euro, et d’une manière plus générale, le niveau de l’arbitrage féminin pose question. D’un côté les joueuses deviennent de plus en plus professionnelles et consacrent énormément de temps pour leur sport, tandis que l’arbitrage féminin, à certaines exceptions près - mais beaucoup trop rares - semblent stagner. Fautes techniques, hésitations, déplacements difficiles, mises sous influences sont légion dans l’arbitrage international. Mercredi, deux décisions étonnantes et contraires à la Belgique ont peut-être déstabilisé une partie du noyau des Panthers, mais leur coach ne veut pas se retrancher derrière cet argument. «Ce furent des décisions dures, mais le fait de ne jamais avoir atteint notre niveau de jeu fut encore plus dur pour nous. Cela fait partie du sport et nous devons l’accepter», a déclaré Thijssen en rejetant cette excuse.

En fin de partie, les nerfs de certaines Panthères ont lâché contre l’Espagne. Alors que durant la Pro League, la Belgique avait réussi quelques fois à remonter une situation mal engagée, notamment en Chine, marquant un but égalisateur à quelques minutes de la fin, les Belges ont ostensiblement montré plusieurs signes de découragement mercredi soir quand elles évoluaient sans gardienne à onze joueuses de champ. «Les filles avaient perdu leur sérénité. Elles n’étaient plus assez calmes pour exécuter les plans de jeu et prendre les bonnes décisions. Il n’est jamais bon de se retrouver dans un état d’esprit de ’il faut, il faut, il faut’. Là aussi nous devrons analyser en groupe, parce que nous ne pouvons pas nous permettre que cela se reproduise dans d’autres matchs importants.»

Versée dans un groupe pour le maintien avec la Russie, l’Irlande et le Belarus, il reste à la Belgique deux rencontres pour tenter d’accrocher la 5e place du tournoi, le succès 4-1 contre les Russes restant acquis. «Conséquence de notre élimination, il est désormais certain que nous devrons nous déplacer à l’étranger pour disputer les deux rencontres de qualification pour les JO de 2020. Mais au mieux nous serons classés dans le tournoi, au moins nous perdrons de points au classement mondial, héritant dès lors d’un adversaire plus à notre portée pour tenter d’obtenir notre ticket pour Tokyo. Ces deux matchs sont donc d’une grande importance et seront abordés avec beaucoup de sérieux», a promis Thijssen.

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