Trottinettes électriques: Woluwe-Saint-Lambert donne six mois à la Région fixer des règles

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Sans cela, le collège des bourgmestres et échevins de Woluwe-Saint-Lambert se réserve le droit d’adopter un règlement communal de police spécifique, fixant des telles règles sur le territoire de la commune, a-t-il annoncé vendredi. Le collège a en outre décidé d’écrire un courrier dans ce sens à la nouvelle ministre régionale de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen).

Dans le viseur de la majorité communale de cette commune du sud-est de la capitale dont le bourgmestre n’est autre qu’Olivier Maingain, le président de DéFI, partenaire de la majorité régionale : les trottinettes et vélos électriques en libre-service.

Depuis la fin de l’année dernière, la législation régionale prévoit de fixer les règles d’octroi des licences d’exploitation aux opérateurs qui gèrent un parc de véhicules en cyclopartage (trottinettes, vélos, scooters…).

« Le développement de ce type de véhicules électriques partagés est, a priori, une excellente initiative qui diversifie l’offre en matière de mobilité douce. Il est cependant regrettable que le précédent ministre régional de la mobilité (ndlr : Pascal Smet) n’ait pas pris les dispositions nécessaires pour réglementer plus précisément le stationnement de ces véhicules (et notamment les trottinettes). Celui-ci se fait actuellement parfois de manière anarchique, entravant la mobilité des piétons, des personnes à mobilité réduite, voire même des cyclistes », a fait valoir vendredi le cabinet du bourgmestre.

La Région s’était engagée à consulter les communes pour définir des zones où le stationnement des véhicules en cyclopartage ne serait pas autorisé, car présentant un danger pour les autres usagers.

« À la demande du cabinet de l’ancien ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet, le Collège a donc transmis, en février dernier, une liste des voiries dont les trottoirs font moins d’1m50 et des zones jugées dangereuses sur la base des relevés des gardiens de la paix… Le 20 juin, le cabinet du précédent ministre régional la Mobilité a annoncé que, finalement, il allait définir une liste des zones d’interdiction sans tenir compte de l’avis des communes. Les seules zones d’interdiction envisagées par celui-ci (parcs interdits aux vélos, gares ferroviaires dont les bâtiments et quais sont facilement géolocalisables, zones classées à l’UNESCO, rues commerciales piétonnières et rues sans places de stationnement avec des trottoirs étroits) n’existent pas à Woluwe-Saint-Lambert. », a déploré le cabinet de M. Maingain.

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