Mouvement d’humeur du personnel de la Fnac après 26 licenciements

Mouvement d’humeur du personnel de la Fnac après 26 licenciements
Belga Image

La direction de la Fnac avait annoncé fin février, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, son intention de supprimer 57 emplois sur les 456 que comptait alors la chaîne en Belgique à travers 11 magasins. En juin dernier, le personnel avait rejeté en bloc un projet de protocole d’accord. Les discussions avec les syndicats dans le cadre de la procédure Renault s’étaient poursuivies mais n’ont finalement pas abouti. La moitié du personnel s’était en effet opposée à son volet social le 4 juillet.

L’entreprise a dès lors décidé de se séparer de 26 travailleurs, déplorent les syndicats socialiste et chrétien. Les licenciements ont été annoncés aux représentants du personnel le 21 août dernier, précise la direction. « Ils devaient intervenir ’dans les semaines à venir’», nous avait-on alors dit », complète Anne-Marie Dierckx, secrétaire permanente CNE, qui fait part de sa «  grande stupéfaction ».

Les personnes concernées ont reçu leur lettre de licenciement en ce début de semaine, ce qui a provoqué un mouvement d’humeur lundi au sein du magasin situé dans le centre commercial bruxellois City 2. Six personnes y sont concernées par les licenciements alors que la direction envisage d’y réduire la superficie commerciale, selon le Setca. Une vingtaine de salariés ont décidé de quitter le commerce et ont été remplacés aux caisses par des cadres, d’après le syndicat.

Les autres magasins ne sont par contre pas touchés par le mouvement

Les travailleurs du site de Wijnegem ont entamé un mouvement similaire, selon la CNE et la direction, qui assure que, là aussi, le fonctionnement n’est pas perturbé.

Les autres magasins ne sont par contre pas touchés par le mouvement, à en croire la direction. Cinq des 11 enseignes ne sont d’ailleurs pas concernées par les licenciements : celles de Bruges, Louvain-la-Neuve, Charleroi, Louvain et Alost.

«  Le personnel est très mécontent du choix des licenciements et des personnes visées », dénonce Laurent Gerriti Gerbi, secrétaire permanent de l’organisation syndicale socialiste. Deux délégués (un du Setca et une de la CNE, ndlr) sont ainsi concernés et les travailleurs perçoivent cette décision comme «  un règlement de comptes de la direction », confie-t-il. « Il manque de personnel et il n’y a toujours pas de plan pour relever l’enseigne en Belgique. »

Une réunion, prévue de longue date, entre direction et syndicats doit avoir lieu ce mardi à 16h00, sur le site de City 2. Elle a été maintenue malgré la situation et sera l’occasion de ré-aborder les tensions sociales au sein de l’entreprise et d’obtenir plus de détails sur le profil et le choix des personnes licenciées, selon le Setca et la CNE.

Notre sélection vidéo