La «manière KBC», «anticiper» pour éviter des mesures plus drastiques: le CEO du groupe explique la décision

Johan Thijs
Johan Thijs - Isopix

«Nous sommes l’une des institutions les mieux capitalisées, dans le secteur bancaire européen», a constaté le CEO. «Mais on ne peut pas se reposer sur nos lauriers», certainement dans un «environnement difficile qui impacte toute l’industrie». Dans cet environnement changeant, «la digitalisation est le principal fil conducteur», constate-t-il.

«Les entreprises qui auront du succès dans le futur proche sont celles qui travaillent à la satisfaction clients et sur leur ’cost efficiency’ (la rentabilité, le rapport coût-efficacité, NDLR). (...) Agilité et efficacité sont la clé», estime Johan Thijs, qui vise avec le plan annoncé mercredi «une organisation plus plate et moins bureaucratique».

L’impact de cet exercice sera «compensé par les départs naturels», a-t-il encore insisté, promettant de mettre en œuvre cette évolution «dans ce que l’on pourrait appeler ’the KBC way’», soit «à la manière KBC». «On anticipe, plutôt que d’attendre le dernier moment et de devoir prendre des mesures drastiques», laisse-t-il entendre.

«Certaines entités vont changer de fonction, il y aura des changements de jobs, mais nous allons consacrer toute notre attention au redéploiement du personnel», promet-il, mettant en avant la période prévue pour l’exécution du plan: 3 ans et 4 mois (de septembre 2019 à fin 2022). Durant cette période, «les gens dont la fonction disparaitra seront formés ou redéployés». Cela devrait passer entre autres par une «plate-forme de formation et de talents basée sur l’intelligence artificielle» que KBC dit actuellement mettre en place, mais au sujet de laquelle peu de détails ont été donnés.

Le «KBC job center», en interne, doit aussi jouer son rôle: celui de «’matcher’ les compétences des personnes dont le boulot disparait avec les jobs disponibles, dont de nouveaux postes», indique Johan Thijs. Ce job center n’est pas une nouveauté, il existe depuis plusieurs années. Le responsable sectoriel néerlandophone de la CGSLB a d’ores et déjà indiqué mercredi être inquiet quant à la réelle capacité de ce centre, qui serait déjà très «rempli».

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