Assassinat de Carmen Garcia Ortega à Comines: 101 témoins appelés pour le procès de Daniel Deriemacker, l’époux de la victime

L’époux de la victime continue de démentir toute implication de sa part
L’époux de la victime continue de démentir toute implication de sa part - DR

Le 10 janvier 2017, Carmen Garcia Ortega avait été découverte, en sang, à côté de sa voiture à Comines. Elle avait ce soir-là suivi, comme chaque semaine, un cours d’espagnol. La jeune femme s’était finalement éteinte sur place, des suites des coups de couteau qu’elle avait subis. On avait observé, à côté d’elle, qu’un des pneus de sa voiture avait été crevé.

Le compagnon de la victime, Daniel Deriemacker, avait été rapidement entendu par les enquêteurs. Mais ce n’est que des mois plus tard que l’homme de Houthem, une section de Comines-Warneton, avait été arrêté, soupçonné d’assassinat.

Les déclarations d’un témoin, au sujet d’un véhicule de l’accusé, ainsi que le signal de son GSM, avaient permis aux enquêteurs de lier l’homme au décès. Le trentenaire a cependant toujours nié être impliqué dans la mort de sa compagne, et continue de le faire.

Les faits ont eu lieu en Wallonie, et l’enquête a donc été menée en français. L’affaire devait en principe se retrouver devant les assises du Hainaut, à Mons, mais la chambre des mises en accusation a, sur demande de la défense, renvoyé le dossier vers la cour d’assises flamande la plus proche, celle de Flandre occidentale (Bruges). L’accusé est en effet flamand, et néerlandophone d’origine, il souhaitait être jugé en néerlandais.

Le procureur général a introduit pour le procès une liste de 70 témoins, dont l’un est entre-temps décédé. La défense a ajouté pas moins de 32 noms. Selon Pol Vandemeulebroucke, avocat de l’accusé, il s’agit surtout d’élèves de la même école du soir où la victime suivait des cours. Le jour des faits, ils ont dû normalement passer près du lieu du crime.

Lors de l’audience préliminaire, l’accusé a refusé de se laisser examiner par un psychiatre désigné par la justice, sur conseil de ses avocats, selon ses explications au président de la cour, Antoon Boyen.

L’accusé sera défendu par Pol Vandemeulebroucke et Sahil Malik. Les parties civiles seront représentées par Christine Mussche et Liesbet Noens. Chantal Lanssens prendra le rôle de ministère public.

Le jury sera composé le 3 octobre à partir de 14h00. Le 8 octobre en matinée, le procès entrera dans le vif du sujet avec la lecture de l’acte d’accusation. On attend un verdict au plus tôt le jeudi 17 octobre. L’accusé encourt la perpétuité.

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