Festival de Deauville: un jour de pluie…, sans Woody Allen mais avec Pierce Brosnan

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Avant de déclarer ouvert le 45ème Festival International du Cinéma Américain de Deauville, il a encore rappelé que le Festival fêtait cette année un triple anniversaire : en plus de sa 45ème édition et de la 25ème édition de la compétition, cela fait, en effet, dix ans que le Festival s’est ouvert aux séries télé en lui consacrant une sélection. Et, cerise sur le gâteau d’anniversaire, le Festival offre cette année aux festivaliers, gratuitement, la projection sur grand écran d’une saison entière de « Game of Thrones ». Waouh !

C’est ensuite le réalisateur français Régis Wargnier, honoré d’un Oscar du meilleur film étranger pour « Indochine », en 1993, qui a accueilli l’invité du jour, Pierce Brosnan, à qui le Festival a choisi de rendre hommage. S’il a bien évidemment parlé de sa filmographie, Régis Wargnier a aussi souligné le combat mené par l’acteur d’origine irlandaise en faveur du climat et du respect des communautés homosexuelles, et sa lutte contre les armes à feu, en particulier les armes nucléaires.

Comme il y a 25 ans

Le front ridé, les cheveux et la barde entre sel et poivre, mais toujours avec la même élégance et le même sourire ironique au coin des lèvres, celui qui enfila à quatre reprises le costume du plus célèbre des agents secrets, James Bond 007, monta sur scène pour se souvenir qu’il était venu pour la première fois à Deauville avec sa femme, il y a vingt-cinq ans déjà.

« Je suis très honoré de recevoir cet hommage, ici, à Deauville » a-t-il précisé. « Deauville occupe une place centrale dans mon cœur. Je suis venu ici la première fois pour le film « Thomas Crown », il y a vingt-cinq ans, c’est le film qui m’a donné l’envie d’être acteur. J’étais venu avec ma charmante épouse. J’adore cette cité si romantique ».

C’est aussi à cette occasion, à Deauville, que Pierce Brosnan a fait une rencontre essentielle à ses yeux : « J’ai rencontré ici le réalisateur Sidney Pollack. Dans mes souvenirs, il avait une veste bleue, dans ceux de ma femme, une veste marron ! On n’est toujours pas d’accord aujourd’hui ! Mais je retiendrai surtout ce qu’il m’avait confié : « Profite bien de tout cela » !

Un dry Martini, comme James Bond

C’est en fait la quatrième fois que Pierce Brosnan foule les célèbres planches deauvillaises où il a déjà une cabine de bain à son nom. « La dernière fois que j’étais venu, il y a dix ans, se souvient-il, le barman du Normandy m’avait servi un dry Martini. Servir un tel cocktail à James Bond, ça met un peu la pression ! ».

Quant à ce « Jour de pluie à New York », c’est une nouvelle comédie romantique de Woody Allen, au ton toujours aussi léger et agréable, dont on ne se lasse toujours pas ! Deux étudiants : lui, Thimothée Chalamet, est plutôt joueur, elle, Elle Fanning, fait des études de journalisme. Quand elle se voit proposer l’interview à New York d’un grand cinéaste, pour compte de la gazette de leur fac, ils décident d’y passer un week-end en amoureux. Sauf que les circonstances de l’interview du vieux cinéaste désabusé et alcoolique vont contrarier sérieusement leur projet romantique. Et si en plus, la pluie s’en mêle …

Woody Allen n’était pas présent ce vendredi soir, mais il avait envoyé un message projeté sur le grand écran : « J’aurais tant aimé faire découvrir Deauville à ma femme, j’adore Deauville, son côté romantique et son choix de promouvoir le cinéma indépendant d’Amérique. Mais nous sommes retenus ici, aux Etats-Unis. Vraiment désolé ».

Dont acte, maestro.

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