La première maison de transition pour détenus en Belgique ouvre ses portes à Malines

La première maison de transition pour détenus en Belgique ouvre ses portes à Malines
Isopix

Emménageront dans la maison de transition des condamnés éligibles à une libération conditionnelle. Ces détenus auront la possibilité de purger la fin de leur peine au sein d’une structure qui les prépare à une réinsertion au sein de la société. Il est en effet prouvé scientifiquement que les résidents d’une maison de transition courent moins de risque que les autres détenus de retomber dans la criminalité.

Les allées et venues des détenus resteront régies comme en prison et le bâtiment où ils vivront sera équipé d’un système de caméras de surveillance et de contrôle d’accès.

Dans cette maison, les résidents devront prendre activement leurs responsabilités, tout en étant épaulés à différents niveaux, notamment pour trouver un emploi et un logement, construire un réseau social et donner un sens à leur vie. L’objectif ultime étant qu’ils puissent se prendre en charge à l’issue de leur peine.

Un projet-pilote qui fera l’objet d’une évaluation approfondie

«Nous n’allons pas les laisser se débrouiller seuls. Nous les préparons à leur liberté, qui sera elle aussi soumise à des conditions», a déclaré le ministre de la Justice, qui a inauguré les lieux.

Les détenus seront encadrés et suivis 24h/24 et 7j/7 par des collaborateurs de l’entreprise privée G4S Care, qui désignera des travailleurs sociaux, des psychologues et des criminologues pour aider les détenus à redevenir autonomes et à se réinsérer dans la société. L’équipe de G4S Care sera aidée dans sa mission par Exodus Nederland, à qui a été confiée la gestion des maisons de transition aux Pays-Bas, où le concept existe depuis plusieurs années déjà.

Il s’agit d’un projet-pilote qui fera l’objet d’une évaluation approfondie. S’il est concluant, d’autres sites seront recherchés afin d’y implanter une maison de transition au cours de la période 2020-2025.

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