Accord de gouvernement wallon: «Peu de vision d’avenir», dénonce la fédération des maisons de repos privées

Accord de gouvernement wallon: «Peu de vision d’avenir», dénonce la fédération des maisons de repos privées
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Celle-ci regrette notamment que «la création de 1.130 places en maison de repos par an jusqu’en 2031, décidée en mai 2019 par le précédent gouvernement, soit à présent limitée aux seules années 2019 et 2020, ce qui propose une vision à très court terme».

La fédération pointe également «une clé de répartition figée entre les différents acteurs (associatif, privé et public) sur base de critères purement politiques, complètement éloignés des préoccupations de la population» et réfute l’accusation de «tarifs abusifs» formulée dans l’accord de gouvernement.

«Dans les maisons de repos privées, il existe déjà une solution d’accueil à partir de 1.100 euros par mois, les tarifs dépendant de la localisation et des services annexes proposés, hors soins», rappelle à ce propos Femarbel. «Le prix moyen du privé et associatif en Wallonie est de 1.500 euros par mois, soit une différence d’à peine 200 euros avec le secteur public qui n’a pas les mêmes modes de financement et n’est pas soumis aux mêmes contraintes de rigueur de gestion», ajoute-t-elle.

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La fédération rappelle enfin «que ce sont les médecins qui sont les seuls habilités à prescrire les médicaments nécessaires à la bonne santé de leurs patients» alors que l’accord de coalition dénonce «la surmédication de résidents en maisons de repos».

Malgré ces griefs, Femarbel, qui représente plus de 50% des structures en Wallonie et à Bruxelles, se dit «plus que jamais ouverte au dialogue pour rencontrer les besoins des aînés et soutenir des projets innovants».

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