Fédération Wallonie-Bruxelles: la Fef salue les avancées mais reste dubitative sur plusieurs points

Fédération Wallonie-Bruxelles: la Fef salue les avancées mais reste dubitative sur plusieurs points
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PS, MR et Ecolo ont annoncé lundi un accord pour la formation du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont l’enseignement représente la compétence la plus importante. Du côté du supérieur, plusieurs mesures sont prévues, dont un refinancement, le gouvernement s’inscrivant « dans un objectif à long terme de sortie de l’enveloppe fermée ». Il souhaite aussi rattraper la baisse structurelle du montant accordé par étudiant. L’enveloppe financière restant à l’identique et le nombre d’étudiants ne cessant d’augmenter, le montant par jeune décroissait en effet continuellement.

Le refinancement est dès lors accueilli favorablement par la Fef, qui salue également que davantage d’étudiants pourront bénéficier de droits d’inscription réduits et la prolongation du gel du minerval, mesures qualifiées de « véritables avancées ». La Fédération se réjouit aussi que le futur gouvernement souhaite « revaloriser l’aide à la réussite et l’aide au logement ».

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Certaines dispositions la font néanmoins sursauter, telles que l’instauration de tests d’orientation. Le futur gouvernement a émis le souhait d’instaurer des évaluations non-contraignantes, qui pourront aboutir à un plan d’accompagnement personnalisé en cas de lacunes. Et ce, afin d’améliorer le taux de réussite des étudiants. Or, la Fef considère qu’un test « même non contraignant constitue un mécanisme d’autocensure pour les étudiants ». La Fédération s’inquiète également que ce test ne devienne contraignant par la suite.

La Fef déplore que le gouvernement évoque la possibilité que les étudiants étrangers – qui ne connaissent pas de difficultés financières – participent davantage au financement de l’enseignement supérieur. « L’enseignement est un moteur de changement social et culturel qui doit être accessible à tous », plaide la Fef. » Or, ce modèle ne doit pas être financé directement par les droits d’inscription des étudiants. »

« À l’aube de cette nouvelle législature pleine de promesses, les étudiants sont sur le qui-vive et prêts à défendre leurs droits pour un enseignement public, gratuit, de qualité et accessible à tous », prévient la Fef.

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