Chat battu à mort à Huy: le bourreau condamné, «une interdiction à vie aurait été plus appropriée!»

Les faits ont eu lieu le 4 avril dernier.
Les faits ont eu lieu le 4 avril dernier. - DR

L’histoire a défrayé la chronique. Projeté à plusieurs mètres et roué de coups de pieds, un chat est décédé à Huy, le 3 avril dernier, après s’être réfugié quelques instants sous une voiture.

Ce mardi, l’auteur des faits, Hichem J., a été condamné par le tribunal de première instance de Liège, division de Huy, à une interdiction de détenir tout type d’animal pour une période de 5 ans, ainsi qu’à une peine de travail de 75 heures. Avec une mise en garde : en cas de non-exécution partielle ou totale de cette peine de travail, une peine d’emprisonnement principal de deux mois sera applicaple. Les deux associations qui se sont portées parties civiles, GAIA et la Chaîne Bleue Mondiale des Animaux, reçoivent chacune 1 euro de dédommagement moral.

« La Cour a reconnu les faits, appuyés par deux témoins clés. Vu la gravité de l’acte et le degré de violence injustifiable, on est en droit de se demander si la peine imposée ne devrait pas être plus sévère », explique Michel Vandenbosch, Président de GAIA. « Mais nous estimons que l’interdiction d’avoir des contacts avec n’importe quel animal est le plus important dans cette affaire. Et ce, même si une interdiction à vie aurait été plus appropriée ! »

Pour sa défense, le prévenu avait invoqué un trouble mental bipolaire ayant « supprimé ses facultés cognitives et volitives ». Il expliquait avoir agi de la sorte par manque du médicament lui permettant de stabiliser son état. Des justifications écartées par le juge. Lors des plaidoiries, l’avocat de GAIA, Anthony Godfroid, avait d’ailleurs souligné qu’elles étaient en contradiction totale avec les premières déclarations du prévenu.

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