Accord de gouvernement wallon: doubler l’usage du vélo d’ici 2024, un objectif «peu ambitieux» pour le Gracq

Accord de gouvernement wallon: doubler l’usage du vélo d’ici 2024, un objectif «peu ambitieux» pour le Gracq
isopix

« Le gouvernement favorisera systématiquement les modes de déplacement dans l’ordre suivant : marche à pied, vélos et micromobilité douce, transports publics, transports privés collectifs (taxis, voitures partagées, covoiturage) puis individuels. » Tel est le postulat inscrit dans la déclaration de politique régionale du futur gouvernement wallon, applaudi par le Gracq. Selon ce dernier, il s’agit d’un « changement philosophique important ».

Le groupe de recherche et d’action des cyclistes quotidiens se réjouit également que l’administration doive s’atteler immédiatement à atteindre cet objectif, ce qui « rencontre évidemment les attentes du Gracq ».

L’organisme salue « la priorité donnée aux déplacements à vélo » et le respect de la vision FAST 2030, soit parvenir à 5 % de déplacements avec la petite reine en Wallonie. Il regrette toutefois qu’il ne soit prévu que de doubler sa part d’ici 2024, passant de 1 % à 2 % seulement. « L’urgence climatique impose de ré-évaluer cet objectif rapidement, et d’y accorder un complément budgétaire dès que tous les outils seront mis en place », exige-t-il.

Il note tout de même « positivement un plan vélo concerté avec les usagers ainsi que la concentration d’une partie des moyens sur les zones plus denses ».

Tout ne remporte pas les faveurs du Gracq, qui s’interroge sur la date annoncée – 2021 – du nouveau plan vélo. Pour le groupe, une action plus rapide est nécessaire, « d’autant plus que l’essentiel des mesures à prendre est déjà connu ».

Même s’il qualifie de « bon début » la somme de 75 millions d’euros par an dégagée pour la politique vélo, il considère le montant trop modeste « au vu du retard accumulé par la Wallonie ». D’autant plus que les « candidats de tous les partis politiques » s’étaient engagés à « financer le vélo à hauteur de 25 euros par habitant », rappelle-t-il.

En outre, la déclaration de politique régionale se réfère à de multiples reprises à des budgets « mobilité douce », qui comprennent à la fois la marche à pied, le vélo et les transports en commun. Cela « ne permet pas d’avoir une vision précise du budget qui sera effectivement octroyé aux cyclistes », déplore le Gracq.

Notre sélection vidéo