Gouvernement wallon: les accords arc-en-ciel plutôt bien accueillis chez les écologistes

Gouvernement wallon: les accords arc-en-ciel plutôt bien accueillis chez les écologistes
Isopix

Ces réunions sont plus délicates chez les Verts que dans d’autres partis. Leur histoire est faite d’une démocratie interne plus vivace qu’ailleurs mais aussi plus incertaine et parfois lieu d’expression de vives querelles internes.

Pour beaucoup de mandataires écologistes, les accords arc-en-ciel portent indubitablement une forte empreinte verte qui se traduit en premier lieu par les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre fixés à l’horizon 2030 et 2050. Durant la campagne électorale, l’enjeu climatique a été central et Ecolo en a été l’un des porteurs. Se défiler au moment d’approuver les accords serait une forme de démission, font remarquer certains parlementaires.

Si la démocratie interne peut comporter un risque, elle a toutefois permis de tenir les parlementaires et le Conseil de fédération, sorte de parlement interne du parti, au courant régulièrement des évolutions des négociations et ainsi éviter les mauvaises surprises.

Un élément pourrait toutefois poser un problème. Il n’est pas neuf puisqu’il remonte aux refus du cdH et du PTB d’entamer des négociations : Ecolo n’est pas arithmétiquement nécessaire à une alliance avec le PS et le MR. Or, si pour beaucoup d’écologistes, les Déclarations de politique régionale et communautaires portent la marque verte, le rapport de forces ne sera pas en leur faveur pour les mettre en oeuvre. Les craintes demeurent plus particulièrement à l’égard du MR. Les socialistes, pour conserver un ancrage à gauche suffisamment fort, ont besoin d’Ecolo, souligne-t-on.

Même si l’une ou l’autre critique se fait entendre, il est peu probable que des personnalités importantes se prononcent contre les accords négociés durant de longues semaines. L’affaire a été pliée le 10 juillet, lorsque le Conseil de fédération à une large majorité a répondu positivement à l’invitation du PS. Qu’apporterait en outre une défection d’Ecolo, se demandent certains parlementaires, sinon laisser une majorité PS-MR au pouvoir pendant 5 ans ?

L’assemblée générale de jeudi se déroulera en plusieurs phases. Après l’approbation des accords, les militants doivent se prononcer sur le casting ministériel proposé par les co-présidents. Plusieurs noms circulent. L’un d’entre eux semble faire l’unanimité -celui Stéphane Hazée, co-négociateur des accords.

L’homme est un des « cerveaux » d’Ecolo, il est respecté, a l’expérience des cabinets ministériels et est un chef de groupe apprécié. Mais il n’a pas encore pris de décision quant à une éventuelle candidature, rapportait-on.

L’ex-co-président, Jean-Michel Javaux, est également cité. Il fait moins l’unanimité mais chacun reconnaît son expérience et son talent politique.

Les noms de l’ex-ministre Philippe Henry, de même que celui du député Manu Disabato circulent également ainsi que ceux de Bénédicte Linard, co-négociatrice pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de la députée Hélène Ryckmans.

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