Felice Mazzù (Genk) avant son retour au Mambourg: «Quel que soit mon futur d’entraîneur, je repasserai toujours par Charleroi»

Felice Mazzù (Genk) avant son retour au Mambourg: «Quel que soit mon futur d’entraîneur, je repasserai toujours par Charleroi»
Pierre-Yves Thienpont

D’un Pays Noir à l’autre. En quittant son Charleroi natal pour Genk, Felice Mazzù a peut-être changé de club, de langue, d’habitudes mais pas d’horizon. Entre les puits de mine de Waterschei et de Winterslag, les mêmes piqûres de rappel au quotidien. Que ce soit au cœur du Hainaut ou dans ce Limbourg profond qu’il apprend à connaître, des hommes sont descendus quotidiennement dans les entrailles de la terre pour en extraire le charbon à la force de leurs mains. Et gagner leur pain quotidien. Fils de mineur, le nouvel entraîneur du club champion, se rend chaque jour au stade avec, dans un coin de la tête, cette petite lueur lui rappelant que la réussite ne précède le sacrifice que dans les pages d’un dictionnaire.

Felice Mazzù, un mot sur votre nouvel environnement ? En néerlandais peut-être ?

(Sourire) Het is misschien en beetje te vroeg (traduction : c’est peut-être un peu trop tôt). Le néerlandais, je le comprends de mieux en mieux, mais je ne le parle pas encore. De mon entrée au vestiaire chaque jour à 7h30, jusqu’à la sortie du stade en fin de journée, tout se passe en anglais. Durant son passage ici, je ne pense pas que Philippe Clement ai donné une consigne collective à son noyau en néerlandais.

Au club comme quand on me reconnaît en ville, tout le monde se montre extrêmement compréhensif et voit que je fais de mon mieux pour faire davantage que me contenter de quelques mots. On me parle gentiment français ou l’on s’exprime un peu plus lentement pour me laisser le temps de comprendre.

Votre rapport à Charleroi demeure très particulier. Le club, la ville, les gens…

Tout ce qui est moi. Tout mon univers. Je crois profondément aux racines, même si mon métier me fait voyager et nourrit mon appétit d’extérieur. Je suis quelqu’un de profondément ouvert à l’autre mais j’ai vécu et je vis toujours, une relation très particulière avec ma ville. Mes parents qui prennent de l’âge et chez qui je ne passe plus tous les jours prendre un café en quelques minutes pour voir si tout va bien, les rues par lesquelles je suis passé pendant des années, les têtes que je croisais, la papote avec les gens de mon milieu : forcément, ça chamboule une vie de laisser tout ça du jour au lendemain. Mais au fond de moi, je sais que quelles que soient mes destinations futures, je repasserai toujours par Charleroi.

► ► Felice Mazzù attend avec impatience les retrouvailles avec le Mambourg  : « Je ne vais pas aller m’asseoir sur le banc comme un robot »

► ► Une étiquette d’entraîneur défensif? Le nouveau mentor du Racing Genk se défend!

► ► D1A et Ligue des champions: il s’explique sur sa nouvelle aventure dans le Limbourg!

► Tous nos articles SPORTING CHARLEROI pour 1€ pendant 3 mois !


Notre sélection vidéo