Restructuration chez Proximus: la direction veut aller de l’avant dans les négociations

Restructuration chez Proximus: la direction veut aller de l’avant dans les négociations

Elle a à nouveau rencontré les syndicats mercredi et les deux parties ont confirmé le recours à un médiateur social. Deux médiateurs ont été désignés par le SPF Emploi, un francophone et une néerlandophone. Ce tandem va maintenant établir un agenda des négociations.

« Après plus de 8 mois de discussions intensives, il est clair que la direction a la ferme volonté de mener à bien les négociations et d’ainsi mettre un terme, le plus rapidement possible, à une longue période d’incertitude pour beaucoup d’employés. Le comité exécutif espère pouvoir parvenir à un accord dans les semaines à venir, en concertation avec le médiateur social et les organisations syndicales », indique la direction dans un communiqué.

Les syndicats demandent de leur côté que le médiateur puisse disposer de suffisamment de temps pour analyser le dossier dans les détails. « La direction veut une médiation dans un cadre très limité. Elle ne durerait que deux semaines et la direction veut déterminer quels sujets peuvent être abordés », a commenté Bart Neyens, pour le syndicat socialiste.

La direction dément avoir imposé un timing de deux semaines et affirme vouloir « prendre le temps nécessaire ». Mais la tension est palpable. « On le voit avec les actions menées à gauche et à droite. Le personnel souhaite sortir de l’incertitude », souligne un porte-parole de Proximus.

Les syndicats n’appellent à aucune action de protestation pour l’instant, mais n’excluent pas que certains membres du personnel mènent l’un ou l’autre mouvement spontané.

En janvier, la direction de Proximus avait annoncé un « plan de transformation » passant par la suppression de 1.900 emplois mais aussi par l’engagement, en parallèle, de 1.250 personnes, aux profils différents, dans le cadre d’une nouvelle stratégie. Le départ de la CEO Dominique Leroy, prévu pour le 1er décembre, n’a pas contribué à débloquer la situation, les syndicats craignant que Mme Leroy n’emmène des informations importantes sur cette restructuration lorsqu’elle passera chez son nouvel employeur, l’opérateur néerlandais KPN.

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