Voici les ministres Ecolo des gouvernements «arc-en-ciel» (photos)

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Voici les ministres Ecolo des gouvernements «arc-en-ciel» (photos)

Les écologistes ont ainsi désigné Bénédicte Linard, ministre de la Petite enfance, de la Culture, des Médias, de la Santé et des Droits des femmes, en Fédération Wallonie-Bruxelles.

En Wallonie, Céline Tellier, la secrétaire générale d’Inter-Environnement Wallonie a été nommée ministre de l’Environnement, de la Nature, du Bien-être animal et de la Rénovation rurale.

Philippe Henry a finalement été préféré à Manu Di Sabato au poste de ministre du Climat, de la Mobilité, des Infrastructures et de l’Energie.

Les ministres du nouveau gouvernement régional doivent prêter serment vendredi matin au Parlement de Wallonie.

Céline Tellier, d’Inter-Environnement Wallonie à l’Environnement wallon

Constituant une des arrivées surprises au gouvernement wallon, Céline Tellier a commencé à se faire un nom depuis son accession récente au secrétariat général d’Inter-Environnement Wallonie.

Titulaire d’un doctorat en sciences sociales et politiques de l’ULB, Céline Tellier débute sa carrière en 2011 au sein de cet organisation de défense de l’Environnement.

A l’époque, elle est chargée de mission dans le domaine de la mobilité.

Six ans plus tard, elle est nommée directrice politique et secrétaire générale adjointe de l’organisation. Le 1er avril dernier, elle en devient enfin la secrétaire générale.

Elle aurait été contactée la semaine dernière par Jean-Marc Nollet, le co-président d’Ecolo, pour faire partie du prochain gouvernement wallon.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les militants écologistes ont donné leur feu vert à sa nomination en tant que ministre de l’Environnement et de la Nature.

Bénédicte Linard, une enseignante attirée en politique par J-M. Nollet

Bénédicte Linard (Ecolo), qui devient ministre de la Petite enfance, de la Culture, des médias, de la Santé et des droits des femmes, en Fédération Wallonie-Bruxelles est arrivée en politique en 2009 au cabinet du ministre wallon Jean-Marc Nollet.

Agée de 43 ans, cette romaniste de formation avait auparavant enseigné le français à Anderlecht.

Elle s’est lancée dans la politique locale, à Enghien, en 2012, avant de remplacer au parlement wallon le bourgmestre Olivier Saint-Amand. Entre 2014 et 2018, elle a été échevine des Finances.

Le 26 mai dernier, Bénédicte Linard a été élue directement au parlement de Wallonie.

Elle a en outre succédé à Barbara Trachte comme cheffe de groupe au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en juillet dernier après que cette dernière fut devenue ministre bruxelloise.

Elle a également participé aux négociations pour la rédaction de la déclaration de politique générale à la Fédération associant Ecolo au PS et au MR.

Bénédicte Linard a également été administratrice du Conseil de l’Enseignement des Communes et des Provinces (CECP).

Philippe Henry signe son retour au gouvernement wallon

Fort du soutien de l’Assemblée générale des Verts, Philippe Henry revient au gouvernement wallon qu’il avait dû quitter à l’issue du scrutin de 2014, comme son parti, pour y prendre en charge, notamment, la compétence de la Mobilité qu’il avait déjà exercée entre 2009 et 2014.

Ingénieur civil de formation, Philippe Henry, né en avril 1971 à Charleroi, a étudié à l’Université de Liège.

Le parcours politique wallon de cet ancien président de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) remonte à 1999, année de sa première élection au parlement de la Région du Sud du pays. C’est toutefois au milieu des années’90, au sein du mouvement étudiant que germe en lui un profil politique et en tout cas son sens du combat pour les idées.

Durant sa formation, il est président de la Fédé, la délégation étudiante de l’ULg, puis, en 1994 et 1995, de la Fédération des étudiants francophone (FEF), à l’époque des grandes grèves contre la réforme de l’enseignement supérieur.

Il est élu député régional et communautaire en 1999, des mandats qu’il conserve jusqu’en 2004.

Conseiller communal à Sprimont et Directeur politique d’Ecolo, il est également élu député fédéral en 2007.

Deux ans plus tard, à la suite du succès électoral d’Ecolo aux élections régionales, il est nommé ministre wallon de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité, du Transport et des sites désaffectés au sein du gouvernement Demotte II.

En 2014, il échappe à la débâcle des Verts et reste député wallon tout en étant désigné sénateur de communauté.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les militants d’Ecolo l’ont finalement préféré, au terme d’un vote serré, à Manu Di Sabato pour le poste de ministre wallon en charge du Climat, de la Mobilité, des Infrastructures et de l’Energie.

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