Un Montois a passé plus de onze heures au sommet d’une grue par désespoir: «Ma famille m’a demandé de descendre»

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Un Montois a passé plus de onze heures au sommet d’une grue par désespoir: «Ma famille m’a demandé de descendre»
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« Ça fait deux mois et dix jours que je n’ai pas revu mes enfants », nous lance d’emblée Labeeb lorsque nous le rencontrons chez lui, vendredi soir. « Je n’ai pas besoin d’argent, juste de mes quatre enfants. Je veux les voir grandir », nous répétera-t-il tout au long de l’entretien.

N.Z.

Labeeb, 43 ans, est réfugié irakien et dispose de documents officiels. Arrivé en Belgique en 2013, il a, depuis, eu quatre enfants avec sa désormais ex-femme.

► Une décision judiciaire concernant la garde de ses enfants l’a poussé à escalader la grue.

► C’est un coup de fil familial qui l’a convaincu à descendre de la grue : il témoigne.

Plus de onze heures au sommet d’une grue

Pour rappel, Labeeb, ce réfugié irakien qui se tenait depuis 10h du matin environ ce jeudi au sommet d’une très haute grue sur le chantier de la crèche du CPAS, rue Achille Legrand, en était descendu vers 21h15, par ses propres moyens et sans dommage.

« Les pompiers et la police ont dressé un périmètre de sécurité », avait précisé Marie Meunier, présidente du CPAS de Mons. « L’homme n’est pas bénéficiaire à Mons, contrairement à son ex-compagne. Il a perdu la garde de ses enfants mercredi et il pense à tort que c’est à cause du CPAS. Il a indiqué qu’il ne descendrait pas tant qu’il n’aura pas vu ses enfants ».

La police avait indiqué dans la soirée du jeudi, dans un communiqué, que l’individu avait été interpellé par les policiers montois. « Après plusieurs heures de négociation, entamées par des spécialistes de la Police Fédérale dans le courant de l’après-midi, l’intéressé a finalement décidé de descendre de son propre chef jeudi soir à 21h15. Il a directement été interpellé par nos équipes restées sur place en observation discrète », a indiqué le commissaire Philippe Borza, de la zone de police de Mons, précisant que l’interpellation s’était déroulée sans incident.

L’intéressé a été privé de liberté et le Parquet a été avisé de l’interpellation. La zone de police devait procéder à son audition afin de connaître les raisons exactes de son geste. Les services sociaux de la ville de Mons devraient, au besoin être mobilisés.

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