Giuseppe, 74 ans, a perdu sa fille unique, Laurence, dans la catastrophe de Buizingen: «Jamais je ne ferai mon deuil!»

Giuseppe De Luca se rendra à Bruxelles toute la semaine. Il assistera aux plaidoiries.
Giuseppe De Luca se rendra à Bruxelles toute la semaine. Il assistera aux plaidoiries. - N.E.

Six mois après l’audition des experts, les avocats vont prendre la parole pour leurs demandes devant le tribunal de police de Bruxelles, siégeant spécialement dans la salle des audiences solennelles de la cour d’appel de Bruxelles. La SNCB, Infrabel et un conducteur de train sont poursuivis pour d’éventuelles responsabilités dans cet accident qui a causé la mort de 19 personnes, le 15 février 2010.

Ce jour-là à 08h28, un train L Louvain-Braine-le-Comte a percuté un train IC Quiévrain-Liège-Guillemains. L’accident a fait dix-neuf morts, une trentaine de blessés graves et une centaine de blessés légers.

Giuseppe, 74 ans, se souviendra à tout jamais du 15 février 2010. Ce jour-là, il a perdu sa fille unique, Laurence, dans la catastrophe de Buizingen. La Quaregnonnaise, âgée de 41 ans, se rendait à la commission européenne, où elle travaillait.

Le procès Buizingen reprend ce lundi, avec les plaidoiries. Quelles sont vos attentes ?

Mon sentiment est un peu spécial. Je ne sais pas comment les choses vont tourner. Les juges cherchent la vérité. Mais sera-t-elle arrangée par la SNCB et Infrabel ? Mon point de vue est que le conducteur et les deux sociétés sont tous les trois responsables.

La SNCB car le train n’était pas aux normes et n’était pas équipé d’un système de sécurité. Infrabel car les installations du rail n’avaient pas été vérifiées. Et le conducteur car il a manqué de vigilance. Il savait pourtant que l’endroit où a eu lieu l’accident était critique.

Redoute-t-il un non-lieu  ?

► Suite à la catastrophe, est-il traumatisé par le fait de prendre le train  ?

► Le procès Buizingen entre ce lundi dans sa phase décisive  !

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