Catastrophe ferroviaire de Buizingen: une peine de trois ans de prison avec sursis requise à l’encontre du conducteur

Catastrophe ferroviaire de Buizingen: une peine de trois ans de prison avec sursis requise à l’encontre du conducteur
Isopix

Elle a estimé que ce dernier avait effectivement outrepassé un feu rouge et ainsi engagé sa responsabilité dans l’accident ferroviaire de Buizingen le 15 février 2010, causant la mort de plusieurs personnes.

La procureure a tenu compte, pour déterminer la peine qu’elle requiert, du nombre de victimes mais aussi de la personnalité du conducteur de train.

« Les experts psychiatres ont conclu que les victimes n’existent pas dans son histoire. Lors de ses dernières auditions, il est étonnament d’une grande sérénité. Il a déclaré : ’pour moi, c’est comme si je n’avais rien vécu. J’arrive à me regarder dans le miroir. C’est malheureux mais la vie continue. Moi, je vais bien, j’ai repris mes activités, je mange bien et je dors bien. Excusez-moi de bien vivre’. J’estime donc qu’il n’a subi aucun dommage moral comme l’avance sa défense », a avancé la procureure.

« Pour moi, il n’y a aucun choc psychologique chez lui. Et, de surcroît, je constate qu’il n’a aucune empathie. C’est à blâmer », a-t-elle ajouté.

Lourdes amendes pour la SNCB et Infrabel

Par ailleurs, la procureure Catherine Ramaekers a requis la peine maximale à l’encontre de la SNCB, soit une amende pénale de 120.000 euros, portée à environ 700.000 euros avec les décimes additionnels. Elle a insisté pour qu’aucune mesure de sursis ne soit accordée pour cette peine. Elle a ensuite requis une amende pénale de 100.000 euros à l’encontre d’Infrabel, portée à environ 650.000 euros avec les décimes additionnels. Elle a également demandé que cette peine ne soit pas assortie d’un sursis.

La SNCB et Infrabel ont engagé leur responsabilité dans l’accident ferroviaire survenu le 15 février 2010 à Buizingen, selon la procureure, en ayant manqué de prendre toutes les mesures de sécurité élémentaires.

La représentante du ministère public a également pointé le manque de communication entre les deux entreprises, respectivement opérateur et gestionnaire du réseau ferroviaire belge.

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