Depuis sa cellule, Salah Abdeslam échange des courriers avec plusieurs femmes: «Si tu vas te détourner d’Allah, ton iman va descendre»

Depuis sa cellule, Salah Abdeslam échange des courriers avec plusieurs femmes: «Si tu vas te détourner d’Allah, ton iman va descendre»

Selon le Parisien, Salah Abdeslam a reçu des lettres de quatre femmes depuis qu’il est incarcéré à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). L’une d’entre elle, Maëva, domiciliée dans le Tarn-et-Garonne, est âgée de 20 ans et échange avec le seul assaillant survivant des attentats de Paris depuis de longs mois. Elle est présentée comme « proche de la mouvance islamiste radicale » et a demandé, en décembre dernier, à lui rendre visite. Salah Abdeslam et ses parents étaient favorables à cette demande, mais pas le magistrat instructeur. La rencontre n’a donc pas eu lieu.

« Ces courriers témoignent du charisme gagné par Salah Abdeslam auprès d’une communauté islamiste radicale féminine. Ces femmes le placent tantôt comme une victime du système judiciaire, tantôt comme un homme pieux dépassé par les événements », expliquent les policiers de la DGSI dans un rapport relayé par Le Parisien.

Mais Salah Abdelsam reste prudent et, surtout, obsédé par la prière : « Si tu vas te détourner d’Allah, si tu vas te divertir en faisant autre chose qu’adorer ton seigneur, ton iman [foi], il va descendre », a-t-il déclaré lors d’une conversation téléphonique avec sa soeur.

Incarcéré à Fleury-Mérogis depuis fin avril 2016, Salah Abdeslam est surveillé et écouté en permanence.

Agressif envers les agents pénitentiaires

Agressif envers les agents pénitentiaires

Isolé, Salah Abdeslam se montre régulièrement agressif envers les agents pénitentiaires, explique le Parisien. « Pourquoi tu me regardes comme ça, espèce de minus ?! », aurait lâché le terroriste à un gardien venu lui apporter son repas du soir à la porte de sa cellule. Avant d’ajouter : « Moi, je suis musulman, vous, vous êtes des mécréants, vous êtes des chiens, le jour où ça va changer vous allez m’embrasser les pieds ! ». Quelques mois plus tard, Salah Abdelsam se serait montré injurieux envers un agent noir de peau : « Je ne parle pas aux singes ».

Selon lui, ses conditions de détentions sont trop dures : « A être surveillé 24 sur 24, je ne suis pas bien. J’ai des procès qui vont arriver, il faudrait que je sois dans un état souverain […] J’ai besoin qu’on me retire les caméras, c’est tout. », a-t-il lâché en avril 2018, en plein procès sur la fusillade du Dries. « Il faut que cela cesse […] Je suis Abdeslam Salah. Je ne représente pas un danger. Je vous demande de me libérer en attendant mon procès ».

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