Nous avons pris des nouvelles des enfants martyrisés des «bourreaux d’Erezée»: ils ne sont pas près d’être dédommagés…

Un couple qui n’avait de «
parents
» que le nom.
Un couple qui n’avait de « parents » que le nom. - D.R.

L’affaire avait défrayé la chronique il y a quelques années. Les faits sont anciens, mais le souvenir de ce dossier sordide est encore, sans doute, dans toutes les mémoires en province de Luxembourg.

Entre 2002 et 2012, Sébastien Hardenne et Isabelle Simon ont infligé à leurs enfants des sévices d’une violence qui dépasse l’entendement. Leurs trois filles et leur fils ont été contraints à des châtiments corporels et des punitions ignobles, en plus d’avoir été sous-alimentés pendant des années.

Nous avions à l’époque dressé une liste non-exhaustive des tortures mises en place par le couple : le père urinait sur ses enfants, parfois même dans leur bouche ; il étalait des excréments de chien sur leurs tartines et les forçait à manger ; il plongeait ses enfants dans des bains d’eau froide pour simuler des noyades ; il avait enfermé l’un des enfants dans une valise contenant des excréments ; et on en passe. L’horreur dans ce qu’elle a de plus violent, indicible.

Ils ont martyrisé leurs enfants durant des années, de la pire des façons.
Ils ont martyrisé leurs enfants durant des années, de la pire des façons. - Sudpresse

Une voisine nous avait confié qu’elle passait en douce des tartines à travers le grillage qui séparait sa maison de celle des Hardenne afin de donner à manger aux enfants, rachitiques.

Dans un premier temps mis en examen pour « torture », les parents ont échappé à ce chef d’accusation après un jugement de la chambre du conseil. « Le chef d’inculpation de torture a été retiré parce que la torture peut être malheureusement encore un cran au-dessus », avait expliqué à l’époque un magistrat. Les parents et l’oncle des enfants ont donc été jugés pour « traitements inhumains », ce qui leur a valu d’échapper à la cour d’assises.

À noter que les frères Hardenne ont été acquittés pour les faits de viols qui leur étaient également reprochés. « Le dossier a été mal monté, mais selon moi, les faits ne font pourtant absolument aucun doute », glisse aujourd’hui Me Céline Deville, avocate des enfants. Qui confie n’avoir jamais connu au cours de sa carrière de dossier « aussi laid » (sic). Tout est dit…

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