Le PTB veut «empêcher la privatisation d’Elicio, véritable poule aux œufs d’or»

Le PTB veut «empêcher la privatisation d’Elicio, véritable poule aux œufs d’or»
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« Cette société est un véritable joyau. Elle ne doit pas être privatisée ni vendue à qui que ce soit. Elle doit rester dans les mains du secteur public et être intégrée à un projet global, qui permet aux pouvoirs publics d’assurer, avec ambition, la transition énergétique, sans la répercuter financièrement sur les citoyens », précise Damien Robert, administrateur PTB au sein du conseil d’administration d’Enodia.

Nethys est revenu au coeur de l’actualité en fin de semaine passée, après une fuite dans la presse faisant état de la cession du télédistributeur Voo au fond d’investissements américain Providence. Depuis, les ventes de Win et d’Elicio ont également été annoncées.

« Pierre Meyers, le président du CA de Nethys, a justifié le rachat en présentant Elicio comme une société lourdement endettée. Mais c’est un écran de fumée qui permet à Meyers, Fornieri et Moreau de faire un véritable hold-up en mettant la main sur l’entreprise pour l’euro symbolique », ajoute Damien Robert.

Or, selon ce dernier, Elicio « est une véritable poule aux œufs d’or » en raison du soutien annoncé du gouvernement au secteur éolien en mer du Nord mais aussi « parce que les parcs éoliens maritimes déjà existants d’Elicio (Northern et Rentel) ont la particularité de bénéficier, pour une durée de 19 ans, de subsides beaucoup plus importants que les parcs éoliens actuellement en construction ».

« Pour les deux parcs d’Elicio, ses propriétaires bénéficient d’un subside fédéral de 124 et 129,8 EUR/MWh. C’est beaucoup plus que dans les parcs éoliens maritimes hollandais. Mais c’est aussi beaucoup plus que dans les futurs parcs éoliens en mer du Nord belge car entre-temps, le mécanisme de subsides a été modifié », poursuit l’élu PTB.

« Le conflit d’intérêt est évident. On aurait pu en rire si on ne parlait pas d’une privatisation d’un joyau public par un petit groupe qui s’offre, pour son profit personnel, une société qu’ils ont d’abord administré au nom d’actionnaires publics », conclut-il.

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