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Scandale sexuel dans la buvette du foot de La Minerie en province de Liège: une plainte pour viol déposée

Un scandale sexuel secoue le club de Minerois.
Un scandale sexuel secoue le club de Minerois. - D.R.

Une jeune femme nue déambule à quatre pattes dans la buvette de Minerois, le club de football de La Minerie (Thimister-Clermont). Puis se dirige vers un joueur et fait mine de lui faire une gâterie.

Voilà ce qu’on découvre sur une vidéo qui a été partagée notamment via WhatsApp. Une vidéo choquante qui livre une bien piètre image du club et des footballeurs.

Une deuxième vidéo, beaucoup plus choquante encore, a également été tournée.

Assiste-t-on à un viol collectif ou s’agit-il de pratiques consentantes? Une plainte pour viol vient d’être déposée.

Mis au courant, les dirigeants du club ont déjà pris des sanctions.

Un joueur réagit

Une plainte pour viol vient d’être déposée

Droit de réponse et notre commentaire

Droit de réponse

Par la voix de son conseil, Me Mathieu Simonis, le FC Espoir Minerois tient à réagir aux articles publiés ce mardi dans notre journal :

«  Le club de Minerois a conscience du caractère inadmissible des faits qui se sont produits dans ses installations et ne cherche pas par ce communiqué à en minimiser l’ampleur.

Cependant, le club estime que la manière dont les faits sont relatés et dont les informations ont été recueillies par la presse est incorrecte et uniquement à charge du club et de ses membres.

Sudpresse a publié un article où l’on évoque sept joueurs de son équipe première, ce qui est également contraire à la vérité. Ces informations sont diffamatoires pour l’image du club et pour ses membres.

La diffusion d’images et de vidéos mal floutées – où la jeune fille est d’ailleurs reconnaissable – est une attitude irresponsable et ne fait qu’ajouter au préjudice subi. Il est en effet irresponsable que certains médias participent ainsi à la diffusion d’images et de vidéos répréhensibles pénalement.

Le club, en concertation avec ses avocats, va porter plainte contre les médias concernés.

J’ajoute que dès qu’elle a été avertie des faits, la direction a tenté d’identifier les joueurs présents durant cette soirée.

La direction a ensuite estimé que des sanctions internes devaient être prises en ce qui concerne le joueur qui a emmené la jeune femme et en ce qui concerne le joueur qui a utilisé son smartphone pour enregistrer la scène. Ces sanctions ont été communiquées au groupe de joueurs le mardi 24 septembre dernier.

La direction a été avertie qu’une enquête judiciaire était ouverte – la jeune femme a déposé une plainte à la suite de la diffusion des articles de presse et pas auparavant – et laissera le soin à la justice de faire la clarté sur cette affaire tout en collaborant avec les autorités compétentes.

Ces faits exceptionnels dans la vie du club ne doivent pas ternir la réputation et le travail de tous les bénévoles, des entraîneurs et de la multitude d’autres joueurs qui ne sont pas concernés par cette histoire ».

Notre commentaire

Le club nous accuse d’avoir écrit des articles « uniquement à charge du club et de ses membres » alors que le président a pu s’exprimer dans nos colonnes dès la première publication, tout comme l’un ou l’autre joueur(s) présent(s) ce soir-là.

Le club assure que des « sanctions ont été communiquées aux joueurs le mardi 24 septembre » alors que le président nous confiait la veille de la publication, le 1er octobre, que si le principe de sanctions avait été validé, celles-ci n’avaient pas encore définies.

Le club parle d’informations incorrectes sans préciser ce qu’il conteste, en dehors du nombre de joueurs présents (qui ne semblait pas établi avec certitude mardi). Même chose pour la diffamation, avancée sans autre précision et que nous contestons également.

Nous avons rendu la jeune dame méconnaissable sur les images. Et notre journal a tout fait pour rendre compte honnêtement de la vérité, donnant la parole aux différentes parties quand les versions étaient contradictoires.