L’Association flamande des journalistes redoute une ingérence du gouvernement Jambon

L’Association flamande des journalistes redoute une ingérence du gouvernement Jambon
Isopix

Le gouvernement N-VA, CD&V, Open Vld a l’intention de renforcer la publicité de l’assistance en ligne et à distance, comme c’est déjà le cas via l’insertion du numéro 1813 de prévention du suicide dans les informations et reportages relatifs à ce type de drame.

Ces insertions se font actuellement sur une base volontaire des médias.

Mais dans l’accord de gouvernement, la coalition Jambon semble aller bien plus loin.

« Il y aura un cadre numérique dans lequel toutes les lignes d’aide et les boîtes de discussion seront liées les unes aux autres, pour un maximum de référencements. Comme c’est déjà le cas pour tous les reportages sur le suicide, les médias feront toujours référence, pour les crimes violents, à l’assistance concernée (le 1712, les centres familiaux de justice, les centres d’aide en cas de violences sexuelles, etc.) », affirme la déclaration de politique flamande.

« Si ’feront référence’ signifie ’devront faire référence’, alors nous ne sommes pas d’accord », a réagi vendredi le secrétaire national de la VVJ, Pol Deltour.

« Les rédactions se sont jusqu’à présent engagées sur base volontaire à mentionner le 1813 pour les informations relatives au suicide, mais cela doit rester un choix volontaire. Ici, le gouvernement flamand ouvre la porte à une ingérence quasi illimitée dans la diffusion d’informations », affirme-t-il.

La VVJ – l’alter ego de l’AJP francophone – s’étonne d’autant plus de retrouver cette mesure dans l’accord gouvernemental que le précédent ministre des Médias, Sven Gatz, avait encore dit comprendre le point de vue de l’association il y a quelques mois à peine lors d’une entrevue.

Pol Deltour relève aussi la multitude de services d’aide et d’assistance. « Devrons-nous à chaque fois mentionner un petit bottin téléphonique ? ». Il met les autorités devant leurs responsabilités si elles doivent revoir leur communication.

« Les rédactions ne manquent pas de bonne volonté, mais les contraindre de la sorte, ça non ».