Johnny Thijs, nouveau président d’Electrabel, ressort la prolongation du nucléaire: «Aux responsables politiques de décider»

Johnny Thijs, nouveau président d’Electrabel, ressort la prolongation du nucléaire: «Aux responsables politiques de décider»
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«On fera de notre mieux pour que (le gouvernement) ait tous les éléments en main pour prendre une décision. Et quand je regarde l’impact d’une prolongation sur la sécurité d’approvisionnement, sur les émissions de CO2, et sur les prix, je me dis que mon dossier n’est pas trop mal.»

«Mais il faut que tout le monde soit vraiment convaincu que sortir du nucléaire n’est peut-être pas une bonne chose», ajoute Johnny Thijs, se disant lui-même convaincu.

L’homme estime qu’il y a «de la place» pour prolonger trois réacteurs, et plutôt pour 20 ans que pour 10. «Si on le fait, il faut investir 1,3 milliard pour les mettre à niveau, car les normes de sécurité évoluent. Alors autant bénéficier de cet investissement pendant 20 ans. Mais si les responsables politiques disent que deux centrales suffisent pendant dix ans, il faudra discuter. Ça ne me paraît pas logique, mais on verra...»

Interrogée dans L’Echo, la directrice générale d’Engie - la maison-mère d’Electrabel - souligne que Johnny Thijs jouera un rôle très important dans ce dossier. «Ce n’est pas notre rôle de déterminer la stratégie énergétique du pays. Nous sommes un acteur industriel au service d’une politique énergétique. Mais nous avons besoin de clarté le plus rapidement possible», estime Isabelle Kocher.

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