Anderlecht a plaidé sa cause... sans convaincre: concernant le rôle de Vincent Kompany, les Mauves parlent d’une «confusion»

Anderlecht a plaidé sa cause... sans convaincre: concernant le rôle de Vincent Kompany, les Mauves parlent d’une «confusion»
Belga

Détendus lorsqu’ils sont entrés dans le bâtiment de l’Union belge, Jo Van Biesbroeck et Bert Van der Auwera ont rangé leur sourire dès les premières minutes de l’audience de la Commission des licences où ils étaient convoqués pour donner des explications sur le rôle exact de Vincent Kompany au Sporting d’Anderlecht. Alors qu’il est officiellement « joueur-manager » au RSCA, les doutes sont grands concernant un rôle officieux de T1 ce qui est interdit à Kompany puisqu’il ne possède pas les diplômes requis.

Or, le règlement avec son article P332 est très clair en la matière : l’entraîneur principal doit avoir son diplôme pour officier. Si la Commission des licences, qui rendra son verdict le 15 octobre, estime qu’Anderlecht a contourné les règles, l’amende sera de maximum 5.000 euros. Mais cela peut aller encore plus loin (même si c’est improbable) : le non-octroi de la licence pour la saison prochaine.

Au cours de l’audience, Nils Van Brantegem, manager des licences à l’Union belge, s’est fait un malin plaisir à charger le Sporting pour prouver que l’ancien joueur de Manchester City était le vrai entraîneur du RSCA depuis le début de la saison. Il a fait référence aux déclarations du club à l’annonce du retour de Kompany en mai sur le fait qu’il ferait les choix tactiques, aux propos d’Alexis Saelemaekers après un rencontre du championnat où il affirme que Kompany est le coach mais également aux images où l’on voit le Diable rouge coaché ses coéquipiers à Genk en étant sur une glacière ou lorsqu’il est au milieu de ses joueurs avant la prolongation au Beerschot alors que Simon Davies est seul à quelques mètres de là. Des éléments qui devraient convaincre la Commission des licences. D’autant que la défense anderlechtoise a été pour le moins fébrile.

Les Mauves parlent d’une « confusion »

Le duo Van Biesbroeck – Van der Auwera a utilisé son temps pour instiller au maximum le doute dans les esprits des personnes qui prendront la décision d’une sanction ou non. Outre le fait d’avoir indiqué que Simon Davies avait signé un contrat de T1 et Kompany de joueur, Anderlecht affirme que Vincent Kompany est à Anderlecht pour développer une philosophie de jeu et le « Project Kompany » mais qu’il ne donne pas les entraînements – s’il l’a fait publiquement lors d’une séance ouverte, c’était pour des raisons commerciales –, ne choisit pas seul le noyau de 18 avant les matchs et ne fait pas les changements en cours de jeu.

En ce qui concerne les références faites à Vincent Kompany comme coach tant par les joueurs que par les médias, Anderlecht évoque une « confusion » en pointant que le « joueur-manager » a une personnalité bien plus forte que les autres personnes au club et qu’il est une inspiration pour tous les jeunes joueurs du noyau qui se tournent vers lui naturellement. Et s’il a coaché à Genk, c’est par excès d’enthousiasme… Dernier lapin sorti du chapeau anderlechtois : l’arrivée de Franky Vercauteren dont la personnalité sera bien plus forte que celle de Simon Davies. En somme, Anderlecht aurait déjà réglé le problème. Presque une preuve de culpabilité eu égard aux dix premières journées de championnat. Le verdict, qui devrait être une sanction financière à hauteur de 5.000 euros comme pour Courtrai en 2016, sera connu le 15 octobre. Anderlecht pourra encore aller en appel devant la CBAS.

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