La vidéo du tueur allemand de Halle facilement accessible en ligne sur nombre de forums

Reuters
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Vingt-quatre heures après l’attaque, outre la vidéo, des liens vers un «manifeste» antisémite publié il y a une semaine par le tueur étaient également disponibles en ligne.

L’attentat dans la ville de Halle (est de l’Allemagne), qui a fait deux morts et deux blessés graves mercredi, a eu lieu le jour de la grande fête religieuse juive de Yom Kippour. La police allemande a capturé le tueur après l’avoir blessé durant une fusillade.

Il avait diffusé en direct l’attaque en vidéo sur internet, d’abord sur Twitch, une plateforme essentiellement consacrée au jeu vidéo appartenant à Amazon. Selon Twitch, la vidéo n’a été vue en direct que par cinq utilisateurs et son enregistrement a été visionné par quelque 2.200 personnes avant d’être signalé et supprimé. Mais la vidéo complète était toujours visionnable jeudi sur de nombreux sites fournissant des contenus violents.

Deux liens vidéo découverts par l’AFP ont été visionnés plus de 90.000 fois, selon le système de comptage des sites concernés.

Site populaire auprès de l’extrême droite

L’un d’entre eux, un site d’hébergement de vidéos qui permet des partages d’utilisateur à utilisateur, est populaire au sein de l’extrême droite mondiale car il ne contrôle pas ses contenus comme d’autres plateformes telles que YouTube et héberge des contenus de complotistes connus chassés de YouTube.

Des utilisateurs d’un autre site ont également beaucoup partagé des liens vers la vidéo de Halle depuis qu’elle a été téléchargée mercredi. Une recherche avec le mot-clé «Halle» sur le forum mène à de nombreuses publications comportant des liens vers la vidéo. Un utilisateur a notamment publié un lien vers une version téléchargeable du manifeste du tueur et la vidéo complète enrichie de sous-titres en anglais.

Sur un autre forum en ligne, l’AFP a trouvé au moins un utilisateur fournissant un lien permettant de télécharger la vidéo complète.

Celle-ci n’était pas facilement disponible jeudi sur les grandes plateformes comme Facebook, Twitter, YouTube ou Instagram, contrairement à la vidéo en direct de la tuerie à la mosquée de Christchurch (Nouvelle-Zélande) en mars, constamment retéléchargée sur ces sites malgré leurs efforts pour l’effacer. Après l’attentat de Christchurch (51 morts), des gouvernements et les grands opérateurs internet avaient signé un partenariat visant à éradiquer les contenus «haineux et extrémistes» en ligne.

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