L’Europe a tranché : «La mise à mort de loups ne sera autorisée que dans des cas exceptionnels»

Nouvelles mesures de protection pour le loup européen
Nouvelles mesures de protection pour le loup européen - Isopix

Elle se prononçait à la suite d’une question de la Cour suprême de Finlande. Le loup étant une espèce protégée, il est interdit de le chasser sur le sol européen. Octroyer des dérogations à cette interdiction de mise à mort ne peut se faire que dans des cas strictement délimités, estime la Cour.

Les autorités finlandaises avaient autorisé deux personnes, fin 2015, à abattre un total de sept loups dans les mois suivants, dans la région de Savonie du Nord. Un nombre précis de spécimens par meute visée était précisé, et la décision était motivée par les dommages causés aux chiens par les loups ainsi que l’inquiétude des populations locales. La Finlande voulait mieux gérer les populations locales de loups, en visant les spécimens causant des nuisances tout en prévenant l’abattage illégal.

L’affaire a été portée devant la justice, qui s’est tournée vers la CJUE. Cette dernière a souligné jeudi toutes les conditions qui doivent être remplies pour toute dérogation de ce type. Une dérogation doit avoir un but précis et prouver par des données scientifiques qu’elle est de nature à atteindre cet objectif. Il faut aussi qu’aucune autre solution n’existe.

«La seule existence d’une activité illégale ou les difficultés auxquelles se heurte la mise en œuvre du contrôle de celle-ci ne peuvent constituer un élément suffisant à cet égard», précise la Cour.

De la même manière, il faut s’assurer que la chasse ne pourra pas nuire au maintien de populations saines de loups dans leur aire de répartition naturelle, estime la CJUE.

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