Assises de Roisin: aucun trouble mental détecté chez les accusés soulignent les experts

Assises de Roisin: aucun trouble mental détecté chez les accusés soulignent les experts
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Loïc Harvengt, qui ne conteste pas avoir participé au vol, ne présente aucun trouble de personnalité. Immature et plaintif, il existe cependant chez lui des possibilités de passage à l’acte transgressif, selon les experts.

Josué Krier conteste les faits. Originaire de Huy, il est arrivé dans le Hainaut car il est le compagnon de la soeur de Torino Dubois. «Aucun élément antosocial n’a été relevé chez lui, il est plus asocial qu’antisocial», ont déclaré les témoins. Josué Krier n’a jamais fait parler de lui avant cette affaire, son casier judiciaire est vierge. Il n’a pas de retard mental mais un manque d’acquis ont été mis en évidence.

Déjà connus de la justice

Torino Dubois nie aussi son implication. Il présente lui des traits de personnalité antisociale. Le passage à l’acte semble facile chez cet individu qualifié d’impulsif et qui a été confronté à la justice dès l’adolescence. Il a bénéficié d’un non-lieu dans le cadre d’une bagarre sur la Grand-Place de Mons, en juin 2014. Un homme avait perdu la vie cinq semaines après avoir été frappé. L’accusé avait contesté les faits, regrettant que les autorités judiciaires mettent cette histoire sur le dos des gens du voyage, a rapporté le psychiatre.

L’affaire sera jugée devant le tribunal correctionnel du Hainaut prochainement. Brondon Kempfer était aussi impliqué dans cette bagarre. Mineur en juin 2014, il est soupçonné d’avoir porté les coups les plus violents. Le tribunal de la jeunesse s’est déssaisi de ce dossier. Il nie aussi le vol à Roisin, arguant qu’il était en train de commettre un vol de remorque à Soignies avec Torino Dubois et Josué Krier. Impulsif, le jeune homme est aussi connu de la justice pour d’autres faits, généralement commis avec Torino Dubois.

Si aucun trouble n’a été mis en évidence au sein du couple formé par Thomas Audin et Sylvie Cuelle, soupçonné d’avoir informé les voleurs, un juré a demandé à la cour de prendre connaissance de l’examen fait sur Franz Pottiez, qui est une forte personnalité. Selon Thomas Audin et Loïc Harvengt, c’est bien Pottiez, «le narcissique», qui a monté le coup.

Franz Pottiez, dont le procès a été disjoint en raison d’un problème de santé, conteste avoir participé à ce vol. Il est aussi soupçonné d’avoir tenté de commettre un autre vol, dix jours plus tôt.

La nuit du 20 au 21 octobre 2016, plusieurs malfrats sont entrés dans la ferme de Beaumont à Roisin, exploitée par la veuve d’Eugène Libiez et ses deux fils, Bernard et Jean-Claude. Ayant entendu sa mère crier sous la menace d’une arme, Bernard Libiez est descendu le premier. Son frère est descendu à son tour et deux ont été blessés par deux coups de feu. Grièvement blessé, le premier a survécu, tandis que le second est mort sur le coup. Les malfrats sont repartis avec un butin évalué à 22.000 euros. L’incertitude demeure quant à l’identité du tireur du coup de feu mortel.

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