Trottinettes électriques : « Les règles ne sont pas toujours bien connues »

Trottinette électrique
Trottinette électrique

On en voit désormais partout autour de nous. Partagées ou personnelles… Mais qu’indique le code de la route à leur sujet ? « La trottinette électrique est considérée comme un engin de déplacement motorisé (véhicule) et ne peut, par construction et par la seule puissance de son moteur, dépasser sur une route horizontale la vitesse de 25 km/h, nous rappelle Pierre-Laurent Fassin, porte-parole de l’AWSR. Cette règle vaut également pour les monoroues et skateboards électriques, les hoverboards, les gyropodes mais aussi des scooters électriques pour personnes à mobilité réduite. Si l’utilisateur roule plus vite, il commet une infraction et est passible d’une amende à partir de 58€. »

L’endroit où les trottinettes électriques peuvent rouler dépend de la vitesse. « Si l’utilisateur roule plus vite que l’allure du pas (plus de 6 km/h), il doit respecter les règles applicables aux cyclistes et dès lors rouler sur la piste cyclable. S’il n’y a pas de piste cyclable, alors il doit rouler à droite sur la chaussée (ou sur les accotements de plain-pied ou les zones de stationnement). »

« S’il roule au pas (maximum 6 km/h), il est soumis aux mêmes règles du code de la route que les piétons et doit donc se déplacer sur le trottoir. Il peut emprunter les passages pour piétons pour traverser. Il faut bien maîtriser son engin afin de ne pas mettre les piétons en danger. Sur une piste cyclable, la priorité doit être cédée aux cyclistes et aux vélomoteurs. »

Il n’est plus obligatoire d’être assuré quand on utilise un engin de déplacement motorisé, nous indique l’AWSR. « Jusqu’en juin 2019, il fallait souscrire une assurance Responsabilité Civile (RC) Auto pour couvrir les dommages causés aux tiers. Désormais, c’est l’assurance familiale qui couvre ces risques. Elle n’est pas obligatoire, mais est vivement conseillée. L’assurance familiale ne couvre toutefois pas les risques liés aux lésions éventuelles que subirait l’utilisateur de l’engin lui-même. Nous recommandons donc de se renseigner auprès de son assureur. Pour les trottinettes partagées, n’hésitez pas non plus à consulter les conditions générales du loueur. »

L’AWSR tient à rappeler quelques conseils : 

Veillez à être toujours visible.

L’engin doit être muni d’un feu blanc (ou jaune) à l’avant et rouge à l’arrière en cas de déplacement lorsque la visibilité est réduite ou la nuit. L’éclairage d’origine de l’engin étant souvent situé trop bas, équipez-vous si nécessaire de feux supplémentaires que vous pouvez placer sur vous, et portez si possible une veste réfléchissante ou des vêtements de couleur vive.

Portez idéalement un casque et des protections (genouillères, coudières).

Choisissez un engin qui porte la norme CE avec une garantie de deux ans (obligatoire en Europe).

Ne laissez pas des enfants de moins de 10 ans non accompagnés utiliser ces engins de déplacement.

« Les trottinettes sont de plus en plus nombreuses dans la circulation et le seront sans doute davantage à l’avenir car elles constituent une alternative intéressante en matière de mobilité, analyse Pierre-Laurent Fassin, porte-parole de l’AWSR. Les règles liées à ces nouveaux moyens de déplacement ne sont pas toujours bien connues. Il est important qu’elles soient bien assimilées par les utilisateurs mais aussi par les autres usagers présents sur la chaussée (automobilistes, piétons…). »

« Une grande partie des utilisateurs sont aussi des plus jeunes qui n’ont pas encore d’expérience de conduite. Pour ceux-là, nous conseillons de s’exercer à la maitrise de l’engin dans un endroit sans trafic et, si possible, en étant accompagné. Il ne faut pas hésiter à suivre une initiation si nécessaire. » 

NICOLAS DEWAELHEYNS

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