« Ne plus changer d’heure est positif pour la sécurité routière »

« Ne plus changer d’heure est positif pour la sécurité routière »

Ce dimanche, on passe à l’heure d’hiver. La bonne nouvelle est que nous pourrons dormir une heure de plus. Ce qui l’est moins, c’est que le changement d’heure a un impact sur la sécurité routière. En mars 2019, les eurodéputés ont adopté un texte qui suggère que le changement d’heure prévu l’ultime dimanche de mars 2021 soit le dernier pour les états membres qui souhaitent conserver l’heure d’été. Ceux qui préféreraient garder l’heure standard, c’est-à-dire celle d’hiver, pourraient donc changer une dernière fois en octobre de cette même année.

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Dans le texte adopté, les parlementaires européens appellent en outre les pays de l’UE à se coordonner avant toute modification. Ainsi, les Français se sont exprimés largement en faveur de l’heure d’été, avec 59% des votes, ainsi que le Portugal, Chypre ou encore la Pologne. Mais la Finlande, le Danemark ou encore les Pays-Bas sont quant à eux favorables à l’heure d’hiver. La Belgique, elle, n’a pas encore décidé. Selon l’AWSR, ne plus changer d’heure est positif pour la sécurité routière. « Premièrement, cela permettra d’en finir avec le bouleversement bisannuel de notre horloge biologique, nous explique -Pierre-Laurent Fassin, porte-parole de l’AWSR. Avec la fatigue qui s’ensuit, ce bouleversement a en général un impact négatif sur le nombre d’accidents de la route qui a tendance à augmenter juste après les changements d’heure. »

« Deuxièmement, sans changement d’heure, on évitera les ruptures soudaines dans les habitudes des usagers de la route en matière de luminosité qui ont également un impact négatif sur la sécurité routière. Cela est lié au fait que les trajets des heures de pointe sont, pratiquement du jour au lendemain, réalisés dans l’obscurité (le matin ou le soir en fonction du changement d’été ou d’hiver). L’obscurité augmentant le risque d’accident. Sans changement d’heure, l’adaptation des usagers de la route se fera naturellement et progressivement au fur et à mesure que les jours raccourcissent ou rallongent. »

Selon l’AWSR, l’heure d’été devrait diminuer le nombre d’accidents graves pendant l’heure de pointe du soir. « Le risque d’accident augmente d’environ 6,5% lorsqu’on se déplace après le coucher du soleil. » 

« Actuellement, 22% des heures de pointe du soir d’une année (environ 1.090 heures) se font dans l’obscurité. On monterait à 24% d’heures dans l’obscurité si on passait définitivement à l’heure d’hiver. Par contre, si on conservait l’heure d’été, seules 10% des heures de pointe du soir auraient lieu après le coucher du soleil (si l’on considère l’heure de pointe du soir de 16h à 18h59). » 

« On peut donc estimer que l’heure d’été permanente permettrait de diminuer par 2 le temps d’obscurité (de 22% à 10%) pendant les heures du soir où la densité de trafic est la plus importante et que cela permettrait de diminuer le nombre d’accidents graves. »

L’AWSR recommande donc l’heure d’été. « Au vu de l’impact négatif du passage à l’heure d’hiver sur la sécurité routière. Il ne fait aucun doute pour l’AWSR que le choix du Gouvernement devrait se porter sur l’heure d’été qui permet en effet la période de luminosité la plus adaptée au rythme de vie des usagers de la route et aux risques d’accidents de la circulation. »

Conseils aux automobilistes en cas de brouillard et/ou de pluie

1. Retarder son départ si possible. Il arrive souvent que le brouillard se dissipe à l’heure suivante

2. Allumer les feux antibrouillard quand la visibilité est inférieure à 100 mètres

3. Respecter les limitations de vitesse et au besoin ralentir (tout conducteur doit adapter sa conduite aux conditions météo)

4. Augmenter les distances de sécurité. En cas de brouillard, on perd ses repères et on a souvent tendance à utiliser les phares de la voiture qui nous précède comme repère. Du coup, pour ne pas perdre ce nouveau repère, on a tendance à accélérer et à réduire la distance de sécurité.

5. En cas de pluie, il faut, en plus, tenir compte de l’allongement de la distance de freinage

6. Conduire de manière douce : éviter les accélérations et/ou les freinages brusques

7. Être particulièrement vigilant lorsqu’on circule sur une route bordée d’arbres. A l’automne, de -nombreuses feuilles peuvent se trouver sur la route et le mélange de la pluie et des feuilles augmente le risque de dérapage.

8. Vérifier l’état des pneus est également important pour éviter l’aquaplaning.

 

NICOLAS DEWAELHEYNS