Bruel – Luchini: l’improbable duo de «Le meilleur reste à venir», présenté en première mondiale au festival de Rome

Bruel – Luchini: l’improbable duo de «Le meilleur reste à venir», présenté en première mondiale au festival de Rome

César pense qu’Arthur est atteint d’un cancer incurable et qu’il lui reste peu de temps à vivre alors que c’est lui qui est concerné par le diagnostic à la base de ce malentendu. Ils décident alors de rattraper le temps perdu et de s’offrir ensemble quelques joyeux moments.

Les deux réalisateurs réussissent un divertissement sensible, d’une légèreté contenue où l’ironie de l’ambiguïté initiale est transcendée par un joli comique de mots et quelques savoureux dialogues.

Un bel exercice entre drame et comédie

« Le cinéma populaire évite systématiquement ce genre de sujet, à quelques exceptions près, expliquent-ils, parce qu’il est assez risqué de faire une comédie à partir d’un argument aussi tragique que la maladie grave.

Les réalisateurs.
Les réalisateurs. - DR

En fait, nous sommes partis, presque involontairement, d’une situation vécue. Quand nous commencions l’écriture du film, nous étions en pleine euphorie du succès du «  Prénom  », la pièce et le film, et nous vivions des moments extraordinaires. Dans le même temps, l’actrice principale, Valérie Benguigui, est tombée malade pendant la pièce, victime d’un cancer du sein. Nous l’avons accompagnée dans cette douloureuse épreuve jusqu’à sa mort, en septembre 2013. Nous étions donc partagés, à l’époque, entre le bonheur et la tristesse. Nous avons transposé cet état d’esprit dans le scénario du film, en pensant qu’il fallait pouvoir rire de ce qui nous fait peur ».

Bruel -Luchini : un tandem insolite

« Ce sont deux acteurs presque antithétiques mais qui sont pleinement complémentaires. Fabrice Luchini fascine et fait peur à la fois c’est un bourreau de travail, un grand perfectionniste, avec un niveau d’exigence extrême. Il connaissait par cœur tous les rôles, bien avant le tournage. Il donne tout mais il attend la même chose en retour. C’est un véritable obsédé du travail bien fait. Par contre, nous avons essayé de maintenir Patrick Bruel dans un état de fragilité, en le tenant éloigné de la préparation et de la technique, pour tenter de créer, sur le plateau, aussi souvent que possible, le choc de « la première fois » avec Luchini, en essayant même de gripper un peu l’engrenage de leur belle connivence.

Nous ne pensons jamais aux acteurs avant et pendant l’écriture, cela vient ensuite. Le film était très écrit au préalable et nous n’avons rien « réadaptés » en fonction des acteurs que nous avons ensuite choisis. Ils sont parfaitement entrés dans leurs rôles et ont dit leur texte en donnant l’impression qu’ils venaient de l’inventer. C’est le propre des grands comédiens ».

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