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Montée des eaux à cause du réchauffement climatique: les prévisions encore plus alarmantes, voici ce qu’il resterait de la Belgique en 2050...

Toute la côte serait sous eau, et pas seulement...
Toute la côte serait sous eau, et pas seulement... - DR

La région la plus exposée est l’Asie, selon cette étude parue dans Nature Communications. Plus des deux-tiers des populations concernées se trouveront en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie et en Thaïlande.

Utilisant une forme d’intelligence artificielle, les chercheurs ont corrigé des données existantes concernant l’altitude des terres dans les zones côtières, qui pouvait être erronée, conduisant à largement sous-estimer l’étendue des zones touchées lors des marées hautes ou de fortes tempêtes.

«Les projections de l’élévation du niveau des océans n’ont pas changé», explique à l’AFP Ben Strauss, co-auteur de l’étude et président-directeur de Climate Central, un institut de recherches aux Etats-Unis. «Mais lorsque nous utilisons nos nouvelles données concernant le relief, nous trouvons beaucoup plus de gens vivant dans des régions vulnérables que ce que nous estimions jusqu’à présent», poursuit-il.

7,7 milliards d’humains

La population mondiale, estimée à 7,7 milliards d’individus aujourd’hui, pourrait s’accroître de deux milliards d’ici 2050 et d’un milliard supplémentaires d’ici la fin du siècle, dont une grande partie résidant dans des mégalopoles en bord de mer.

«Le changement climatique a le potentiel de remodeler des villes, des économies, des rivages et des régions entières du globe», souligne Scott Kulp, auteur principal de l’étude et scientifique chez Climate Central, soulevant la question de savoir «dans quelle mesure et combien de temps les protections côtières peuvent les préserver».

En Belgique aussi

Selon l'Agence des Services Maritimes et Côtiers (MDK), située à Ostende, « cette étude confirme la sensibilité de la région flamande ». En effet, selon les modèles, toute la côté belge sera sous eau en 2050 et des villes commes Gand ou Dendermonde, pourtant situées en Flandre-orientale, seront également menacée.

Plusieurs projets, comme une barrière anti-tempête à Nieuport, sont déjà lancés, « mais il en faudra plus pour l’après 2050 », présice la MDK.

Plusieurs menaces pèsent sur les populations des littoraux: l’une d’elle est l’élévation du niveau des océans causée par la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique et la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique.

Depuis 2006, les océans montent d’environ quatre millimètres par an, un rythme qui pourrait être multiplié par 100 si les émissions de gaz à effet de serre restent inchangées, a averti le mois dernier le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans un rapport sur les océans.

Si le réchauffement climatique est limité sous 2°C, comme prévu par l’Accord de Paris, la hausse des océans devrait atteindre environ 50 centimètres d’ici 2100. Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, l’élévation pourrait être presque deux fois plus importante.

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