Un rassemblement mercredi à Liège contre les violences envers les policiers

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Ce rassemblement, qui se veut national, se déroulera sur la place Saint-Lambert à 9h et ce, en marge de l’audience devant le tribunal correctionnel relative aux faits de Tiège (Jalhay). En octobre 2018, des individus poursuivis après avoir tenté d’échapper à un contrôle ont ouvert le feu à l’arme de guerre contre des policiers. Deux agents avaient été touchés.

« Nous rendrons solennellement hommage à nos collègues abattus l’an dernier à Liège et à Spa, nous penserons à Maxime qui lutte pour sa vie et soutiendrons nos collègues blessés lors des faits de Tiège. Nous demanderons des peines exemplaires en cas de violence à l’égard des policiers et, dans l’accord de gouvernement, des moyens pour nos services de police. Nous en avons marre des actes de violence à l’égard des policiers. Marre aussi des économies dans les services publics en général et dans la police et la justice en particulier », insiste Fabrice Discry.

A cette action du SNPS, intitulée « Touche pas à mon flic », se joignent la CSC Services publics et la CGSP. Ensemble, ils insisteront sur le fait que cela fait plusieurs années que la recrudescence de violences envers des policiers est dénoncée. « Depuis 2015, la police a payé un lourd tribu, que ce soit à Charleroi, Liège, Spa ou Bruxelles. Il y a vraiment un sentiment d’impunité et c’est de plus en plus difficile pour les collègues de travailler dans ces conditions. S’attaquer à un policier, c’est s’attaquer à l’Etat et c’est inadmissible! Nous demandons donc des peines exemplaires à l’encontre des auteurs de violences envers des policiers. Cela doit être une priorité du nouveau gouvernement », souligne Raoul Moulin, secrétaire coordinateur police à la CSC Services Publics.

Et de s’étonner qu’aucune initiative n’ait été prise, même si le gouvernement fédéral est en affaires courantes, suite à l’intervention policière du 9 septembre dernier au cours de laquelle un policier liégeois, Maxime Pans, a été blessé par balle à la tête. «La première mesure à prendre est de faire en sorte qu’il y ait des policiers en suffisance. Alors qu’il manque plus de 3.000 policiers sur l’ensemble du pays, le budget annuel prévoit 800 policiers par an, parfois avec un petit boni. Ce n’est pas cela qui va remédier à ce manque récurrent. Il faut une véritable politique d’engagements et de moyens».

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