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Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la FWB recadre la ministre Linard en charge de l’Enfance sur le rapatriement des Belges en Syrie

Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la FWB recadre la ministre Linard en charge de l’Enfance sur le rapatriement des Belges en Syrie
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Interrogé en commission du Parlement lundi par Alda Greoli (cdH) pour savoir s’il partageait ce point de vue, M. Jeholet a indiqué qu’il appartenait au gouvernement fédéral, et non à celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de se prononcer sur le rapatriement de ces enfants.

« Il ne suffit pas de décréter qu’il faut un rapatriement général des enfants concernés. Ce n’est pas aussi simple, la situation est complexe et doit être nuancée », a commenté le ministre-président de la Fédération.

« Il s’agit en effet de prendre une décision dans un contexte difficile, délicat, de tenir compte de l’intérêt de l’enfant, des règles de droit international public, de la sécurité et de la concertation avec les autres pays européens », a-t-il ajouté.

Devant les députés, M. Jeholet a rappelé qu’il n’existait pour l’heure aucun accord de coopération judiciaire entre la Belgique et la Syrie, ce qui rend tout rapatriement plus difficile, selon lui.

De plus, la Belgique, à l’inverse d’autres pays européens, ne dispose d’aucune force militaire sur place, ce qui la prive de toute possibilité d’intervention sur place, a-t-il encore fait valoir.

Si le gouvernement fédéral devait néanmoins décider de ramener ces enfants, la Fédération serait alors prête à accueillir ces enfants via ses services d’aide à la jeunesse, a encore dit M. Jeholet.

Le 21 octobre dernier, la ministre Bénédicte Linard en charge de l’Enfance avait réclamé dans un communiqué le « rapatriement immédiat » des enfants belges et de leurs mères détenus dans le nord-est de la Syrie.

« On ne joue pas avec la vie d’un enfant. La Belgique, comme les autres pays européens, a la responsabilité de mettre ces enfants à l’abri du conflit et de ses conséquences dramatiques sur le plan humanitaire. Nous devons pouvoir leur offrir toute la protection nécessaire et prendre toutes les initiatives pour procéder à leur évacuation », avait notamment jugé l’écologiste.

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