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Mohamed Jratlou, condamné à neuf ans de prison pour avoir tué son fils Younes à Comines, est sorti de prison et a intégré un home de Hérinnes

L’homme avait été reconnu coupable de la mort de son enfant de 4 ans.
L’homme avait été reconnu coupable de la mort de son enfant de 4 ans. - DR

Au Bizet, petit village frontalier de l’entité de Comines-Warneton, même dix ans plus tard, personne n’a oublié cette triste affaire qui avait défrayé la chronique dans tout le pays. Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2009, le petit Younes Jratlou, un petit bonhomme âgé de 4 ans, disparaissait de sa maison de la rangée Dumez.

Malgré la mobilisation de toute une population qui n’avait pas lésiné sur les efforts pour retrouver sa trace, la nouvelle que tout le monde craignait était tombée une quinzaine de jours plus tard : le corps sans vie du petit garçon était repêché dans la Lys, à Comines. Et il avait été tué avant d’être jeté dans l’eau !

Très vite, les enquêteurs avaient privilégié la piste du drame familial. Si « Manito » a toujours soutenu mordicus qu’il n’avait pas ôté la vie à son gamin, ce qu’il maintient encore aujourd’hui, la petite maison de la rangée Dumez avait été le théâtre d’une violente dispute entre Mohamed, sous l’emprise de la boisson, et son épouse Naïma, altercation qui s’était déroulée en présence du petit Younes et de son grand frère Wazir, alors âgé de 8 ans.

Naïma avait préféré prendre la fuite afin d’échapper aux coups de son époux. Si Mohamed a déclaré s’être lancé à la recherche de sa femme, le garçonnet profitant alors de l’absence de ses parents pour quitter le domicile familial, le jury de la cour d’assises n’avait pas eu la même opinion. Selon les huit hommes et les quatre femmes désignés pour se pencher sur le sort de cet homme âgé de 71 ans lors du procès, et cela malgré le soutien de Naïma qui a toujours clamé haut et fort que son époux était innocent, « Manito » aurait été dépassé par les événements et aurait frappé et étouffé son fiston pour l’empêcher de crier.

En juin 2012, après huit jours de procès, il était ainsi condamné à neuf ans de prison pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de son fils, sans intention de la donner.

Malgré plusieurs demandes de libération, toutes refusées par le TAP, Mohamed Jratlou a donc été jusqu’au bout de sa peine. Selon nos informations, confirmées notamment par le bourgmestre de Pecq Aurélien Brabant, M. Jratlou a été libéré de prison. Ce mercredi matin, il a ainsi intégré le home Général Lemaire établi dans le village d’Hérinnes, devenant un résident comme les autres.

► Le directeur du home s’exprime sur son nouveau résident  : « Il a droit à une fin de vie tranquille ! »

► Une arrivée qui a surpris tout le personnel de l’établissement...

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