Viol d’une étudiante de l’ULB: un suspect arrêté à Ixelles

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Un suspect a été arrêté vendredi matin à Ixelles dans le cadre du dossier sur le viol d’une étudiante de l’ULB (Université libre de Bruxelles), a indiqué à 16h00 le parquet de Bruxelles. Il a été mis à disposition du procureur du roi, qui a saisi un juge d’instruction du chef de viol sur majeure(s) avec arme et attentat à la pudeur avec violence ou menace avec arme. Celui-ci a demandé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’individu ; une décision tombée à 16h40.

Le suspect est dénommé Y.B., âgé de 44 ans. Si l’intéressé a été interpellé à Ixelles, ce n’est toutefois pas dans cette commune qu’il est domicilié.

L’homme interpellé n’a pas d’antécédent judiciaire autres que des infractions de roulage, mais son affaire a été liée à trois autres viols commis en 2019 en région bruxelloise sur le même mode opératoire. Il est accusé d’avoir accosté des jeunes femmes majeures la nuit à des points de taxi Collecto.

Le viol présumé de l’étudiante de l’ULB aurait été commis samedi soir à La Louvière. L’étudiante a elle-même diffusé dimanche un message sur le groupe Facebook « ULB Confessions ». Elle explique avoir pris un taxi samedi soir, après avoir assisté au baptême du Cercle de Polytechnique sur le campus de la Plaine à Ixelles. Elle a précisé qu’elle était sous l’emprise de l’alcool. Le chauffeur se serait présenté comme un Collecto, un service de taxi collectif à tarif réduit. Il portait un uniforme de la Stib, était de type maghrébin et roulait dans une voiture grise « type Citroën », a-t-elle décrit. Après être montée dans la voiture, elle a été séquestrée, blessée et violée, selon son témoignage.

C’est grâce à sa plainte et à la collaboration de la police fédérale de Mons avec la police locale de Bruxelles-Ixelles que le suspect a pu être arrêté ce vendredi matin à Ixelles, et non à Seneffe jeudi soir comme annoncé préalablement. Aucun élément de l’enquête ne permet d’indiquer qu’il travaillait pour une société de taxi. Il s’agirait dès lors d’un faux taxi.

« Une partie des faits se sont produits sur le territoire de l’arrondissement judiciaire de Mons, raison pour laquelle le dossier avait été pris en charge par le parquet de Mons », explique Denis Goeman, le porte-parole du parquet de Bruxelles. « Pour les autres affaires liées au dossier, c’est le parquet de Bruxelles qui est compétent. On a rapatrié le dossier à Bruxelles. »

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