Affaire Anaïs Guillaume: «Il fallait que l’on sache la vérité…», confie la fille de Philippe Gillet

Les expertises confirment que les os trouvés par Victoria Gillet sont ceux d’Anaïs Guillaume.
Les expertises confirment que les os trouvés par Victoria Gillet sont ceux d’Anaïs Guillaume. - U.A.

Le 28 octobre, qu’est-ce qui vous pousse à mener ces recherches dans un champ exploité par votre père ?

Deux choses. Il y a un mois environ, l’avocat de mon père m’apprend l’existence d’une lettre anonyme expliquant où se trouve le corps d’Anaïs. Moi-même, je n’ai pas connaissance du contenu de ce courrier. Il y a eu tellement de lettres, de mails… tous plus farfelus les uns que les autres. Du coup, on s’interroge, on ne sait pas s’il faut croire aux déclarations de son auteur. Et puis, il y a ce champ dont on parle et que l’on doit continuer à exploiter. C’est notre travail, d’autant que c’est l’époque de l’épandage. Et puis, il fallait faire avancer les choses. Il faut qu’on sache la vérité, pour nous, pour Anaïs et pour ses parents.

Ce fameux lundi, pourquoi décidez-vous de creuser à cet endroit précisément alors que le champ est grand ?

Vers 8h30, avec un salarié agricole, on se rend sur le terrain. Il conduit la pelleteuse qui doit servir à bouger le tas de fumier restant. Très vite, j’aperçois une petite parcelle qui se différencie du reste du champ. De la végétation y avait poussé comme si de l’engrais y avait été déposé. Immédiatement, je me suis dit qu’il fallait creuser à cet endroit précis.

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