Une fillette de dix ans meurt après que les médecins n’aient pas réussi à diagnostiquer son cancer: elle aurait pu être sauvée

Une fillette de dix ans meurt après que les médecins n’aient pas réussi à diagnostiquer son cancer: elle aurait pu être sauvée
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Rosie Anne Brindley, une fillette britannique de 10 ans, aurait pu éviter le pire. Elle est décédée des suites d’un lymphome de Hodgkin, qui n’a jamais pu être diagnostiqué par les nombreux médecins qu’elle a consulté selon le site Leicestershire Live.

Début 2015, Rosie a développé une importante masse dans le cou. Elle a alors consulté un nombre important de médecins et spécialistes, qui n’ont jamais réussi à mettre le doigt sur la maladie qui rongeait la petite. Aucun docteur n’a pensé à lui faire de biopsie de la masse en question.

En juillet 2016, le cancer a fini par attaquer son système immunitaire rendant l’enfant impuissante face à la septicémie qui a eu raison d’elle. Une enquête vient d’avoir lieu à Loughborough, dans sa ville natale. La veille de son décès, elle était rentrée de l’école en étant malade. Elle est allée se coucher et ne s’est jamais réveillée.

Rosie et son père, Stefan Brindley.
Rosie et son père, Stefan Brindley. - Facebook

Selon la coroner adjointe, qui a pu s’exprimer dans le cadre de l’enquête, Rosie ne serait pas décédée si sa maladie avait été correctement diagnostiquée et traitée en conséquence par l’hôpital universitaire de Leicester. « Une série d’événements ont conduit à plusieurs occasions manquées de diagnostiquer le lymphome d’Hodgkin ». Les examens réalisés sur la petite fille, en particulier une échographie, auraient été « mal interprétés », conduisant l’enfant à une mauvaise prise en charge. Rosie a notamment été emmenée dans un service d’adulte au lieu du service pédiatrique. « Si l’échographie du 14 octobre 2015 avait été correctement interprétée, Rosie aurait sûrement été transférée vers le bon service. Il est peu probable alors qu’elle serait morte aujourd’hui ». À ce moment-là, le cancer ne menaçait pas encore la vie de la petite fille.

Stefan Brindley et Samantha Rowley-Hill, les parents de Rosie ont déclaré au Leicestershire Live qu’ils espéraient que cette histoire permettra à l’hôpital de tirer des leçons et de prévenir de nouveaux décès. « Nous sommes horrifiés par le fait qu’une enquête interne n’a pas eu lieu en trois ans et demi et qu’il existe toujours une réticence à mener une enquête et à changer les pratiques ».

Lors de l’audience, la coroner adjointe a demandé à l’hôpital universitaire de Leicester de reconsidérer sa position sur la tenue d’une enquête.

Sophie et sa mère, Samantha Rowel-Hills.
Sophie et sa mère, Samantha Rowel-Hills. - Facebook

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