La Belgique accepte de participer à un plan de répartition des migrants secourus en Méditerranée

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Un «pré-accord» avait été dégagé à Malte en septembre dernier entre ce pays, l’Italie, l’Allemagne et la France, qui prévoit un mécanisme temporaire de répartition des migrants secourus en mer et débarqués dans des ports maltais ou italiens. Une répartition doit permettre de soulager le premier pays d’arrivée et de répartir la charge de l’accueil et du traitement des demandes d’asile. C’était l’une des principales exigences de l’Italie et de Malte, qui durant l’année ont plusieurs fois refusés d’ouvrir leurs ports à des navires humanitaires ayant récupéré des migrants en détresse en mer.

La résolution adoptée mercredi demande au gouvernement fédéral de «soutenir le plan italien de répartition» des migrants secourus et vise à conduire la Belgique «à soutenir cet accord dit ’de Malte’», selon un communiqué de presse Ecolo.

« On ne laisse pas des humains se noyer »

«La proposition italienne de répartir ces naufragés entre les différents pays européens est très pertinente et nous avons estimé que la Belgique ne pouvait pas rester à la traîne à ce sujet», indique le député Simon Moutquin, porteur de la résolution. «D’un point de vue humanitaire, nous ne pouvions pas hésiter. (...) Le droit international est également clair sur ce point: on ne laisse pas des humains se noyer. Mais ne pas laisser les pays de destination, tels que l’Italie, la Grèce ou Malte, affronter seuls les difficultés consécutives à ces sauvetages relève tout autant du bon sens. Il est logique, normal et salutaire que, via cette majorité parlementaire, un pays comme la Belgique, avec sa forte tradition de solidarité, soutienne cette initiative européenne émergente».

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