Meurtre pour une casquette à Bruxelles: sit-in ce mercredi au palais de justice

De 30 à 50 manifestants.
De 30 à 50 manifestants. - A.L.

Une trentaine à cinquantaine de personnes ont pris part ce mercredi après-midi, de 14 h 30 à 16 h 30, à un sit-in devant le palais de justice de Bruxelles en mémoire de Dimitri Lueya ; ce jeune étudiant de 19 ans qui a été tué par un autre jeune de 20 ans, Mourad, au sortir d’une fête de mariage, dans la nuit du 1er au 2 novembre à Laeken.

Une veillée est prévue ce jeudi à partir de 19 h 00 au 24 de la rue de Menin à Molenbeek-Saint-Jean. L’enterrement aura lieu vendredi.

Une opération « Casquettes : Non aux couteaux »

Munis de pancartes présentant la photo de son meurtrier et réclamant « Justice pour Dimitri », les participants ont dit rejeter la violence. « Nous voulons sensibiliser notre communauté, pour que les jeunes n’utilisent plus de couteaux », explique un participant. « On laisse la justice faire son travail. Nous lancerons la semaine prochaine une opération « Casquettes : Non aux couteaux ». » Une grande marche est annoncée pour le vendredi 22 novembre à Bruxelles.

« Beaucoup de jeunes tombent à cause des couteaux et nous ne l’acceptons plus », défend Marie-Claire, une participante. « Dimitri était étudiant à l’Ephec en marketing et il a été arraché à la vie ».

Le crime a – pour rappel – eu lieu dans la rue de l’Entrepôt, à Laeken, à bord d’une voiture dans laquelle se trouvaient quatre occupants dont la victime et son futur meurtrier sur la banquette arrière. Mourad accusait depuis la veille Dimitri de lui avoir volé sa casquette d'une valeur d'environ « 150 euros ».

Le suspect se serait immédiatement montré agressif et s’en est suivie une bagarre, lors de laquelle il aurait poignardé la victime à de multiples reprises, notamment au niveau de la gorge.

Les témoins directs des faits ont livré leur version aux enquêteurs. La victime elle-même a pu parler à ces derniers avant de mourir et répéter qu’elle n’avait pas volé la casquette « Dsquared2 » de Mourad.

Mourad prétend quant à lui que le couteau ne lui appartenait pas et qu’il s’est planté par accident dans sa victime sous l’effet d’un freinage du conducteur du véhicule dans lequel ils se trouvaient.

Notre sélection vidéo