Le haut-fourneau menacé de démolition: il est temps de bouger!

Cela n’avance pas beaucoup pour le haut-fourneau n°4, les différents acteurs doivent prendre leurs responsabilités.
Cela n’avance pas beaucoup pour le haut-fourneau n°4, les différents acteurs doivent prendre leurs responsabilités. - Kim Foucart

Le HF4 est un témoin de la glorieuse époque industrielle de la région. Celle où Charleroi figurait parmi les moteurs économiques du pays. Avant malheureusement de sombrer ; la fermeture de l’usine de Carsid en 2012 marquant pour des centaines de Carolos la fin d’une longue histoire. Qu’il ne faudrait pas oublier. D’ailleurs, plusieurs travailleurs se réunissent rapidement en ce sens.

Mais en 2017, le propriétaire du site, le groupe Duferco, demande la démolition du site. Si le haut-fourneau échappe à ce triste sort, le fonctionnaire délégué du SPW valide le démantèlement des infrastructures environnantes. Se pose alors la question du rachat de l’outil, évalué à 3,8 millions par un expert proche du groupe industriel. Mais avec quel argent le financer ? L’ancien ministre wallon du Tourisme René Collin (cdH) promet 4 millions d’euros, à la condition de former un groupe de travail pour déposer un projet. « Cette enveloppe sera allouée à la Ville sous condition de la garantie juridique de l’achat du bien, de sa valorisation, de sa sécurisation et de sa gestion à long terme. »

► Pour l’instant, rien n’avance: «Le temps presse. En mars 2020, on pourra détruire ce haut-fourneau pour lequel l’ancien ministre Collin a débloqué 4 millions.»

► Cinq députés carolos vont se mettre autour de la table, en plus de la Ville de Charleroi. «Mais il faut aussi inviter Duferco et la ministre!»

► Le groupe Duferco, justement, réagit et apaise la situation.

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