Roberto Martinez, le sélectionneur des Diables rouges, fait le point à sept mois de l’Euro: «Si je gagne, je serai George Clooney; sinon Quasimodo»

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Les Diables rouges ont bouclé leur parcours de qualification pour l’Euro 2020 avec un 30/30. Un bilan parfait qui rentre dans le livre des records de la sélection nationale. Mais place maintenant aux choses sérieuses avec la préparation du rendez-vous estival que tout un pays attend.

Deux jours après la victoire face à Chypre (6-1), Roberto Martinez, le sélectionneur des Diables rouges, s’est penché sur son nouvel objectif dans les colonnes de Het Laatste Nieuws, le quotidien néerlandophone. « Je ne ferai jamais de compromis avec cette envie de gagner. On ne peut jamais nier qui on est », avance le principal intéressé, qui sait qu’il sera attendu au tournant au mois de juin prochain. « Si nous devenons champions d’Europe, la presse m’accueillera comme George Clooney. Si nous perdons en finale, je serai Quasimodo. »

« Vincent Kompany est unique »

Jusqu’au début de l’Euro, les faits et gestes de tous les joueurs susceptibles d’être convoqués seront épiés de toutes parts. Y compris ceux de Vincent Kompany, le joueur-manager d’Anderlecht, qui n’a pas joué avec les Diables rouges depuis son retour en Belgique. « Nous devons rester justes avec Vincent. S’il ne trouve pas son rythme et ne joue pas beaucoup d minutes au cours des six prochains mois, il serait injuste de demander à Kompany d’aider l’équipe à un niveau aussi élevé que le championnat d’Europe. Par contre, Vincent est unique. Il pourrait aussi bien reprendre sa saison, tout jouer jusqu’à l’Euro et, encore une fois, il ne peut pas être exclu de l’équipe », poursuivait Martinez. Avant de se pencher sur le cas Marouane Fellaini, qui a pris se retraite internationale après la Coupe du monde 2018. « Nous devons respecter la décision de Marouane. Je peux aller dans beaucoup de directions au milieu du terrain. »

« L’argent sera un facteur important »

Si l’Euro demeure perpétuellement dans l’esprit de l’Espagnol, son avenir l’est aussi, lui dont son contrat avec expire en 2020 et qui ne sait pas encore de quoi sera fait l’après… Même si Mehdi Bayat, le président de l’Union belge, souhaite prendre son temps. « L’argent deviendra un facteur important car je vais bien sûr comparer avec d’autres offres d’emploi. J’ai toujours été fidèle à mon contrat avec la fédération depuis trois ans : je n’ai jamais démissionné. Maintenant, c’est différent : mon contrat expire. Cela signifie que si la fédération veut continuer avec moi, je vais comparer la proposition à d’autres opportunités, à la fois au niveau sportif et financier. Je serais fou de ne pas faire ça », terminait Martinez dans Het Laatste Nieuws.

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