Projet géothermique à Mons: des citoyens s’opposent à l’IDEA

Projet géothermique à Mons: des citoyens s’opposent à l’IDEA
Photo EG

Le comité de citoyens a réagi ce jeudi par voie de communiqué à la campagne de communication lancée par l’IDEA depuis le 15 novembre. Selon le collectif, la campagne de communication de l’intercommunale présente «un projet idéal». Les citoyens évoquent quant à eux «une campagne de désinformation» et «une tentative de récupération de l’opinion publique montoise».

Le projet géothermique de l’IDEA comprend, notamment, le creusement de deux puits géothermiques, pour le pompage et la réinjection de l’eau, la construction d’une centrale géothermique et les raccordements entre les puits, la centrale et l’hôpital Ambroise Paré tout proche.

«Comment ne pas s’interroger sur le fait que la décision de l’IDEA de localiser le projet dans le parc des Ursulines date du 17 décembre 2014, alors que la population montoise n’a été informée du projet que fin août 2019 via l’enquête publique», regrettent les membres du collectif qui soulignent encore qu’aucun riverain n’a été invité à la réunion d’information préalable organisée le 20 mai 2019, «alors que quelques semaines plus tard la ville de Mons estime, lors de l’enquête publique, que plus de 4.000 foyers, soit plus de 10.000 personnes, sont susceptibles d’être impactés par le projet».

Le collectif a indiqué, par ailleurs, qu’en créant un comité de suivi, l’IDEA «ne fait qu’anticiper une obligation légale, au vu des nombreux risques industriels relevés lors de l’étude d’incidences environnementales».

Appel aux citoyens

Le Collectif du Parc des Ursulines a rappelé qu’il est «pour le développement de la géothermie mais pas n’importe où et pas n’importe comment. Il est aberrant, voire irresponsable, d’affecter un projet industriel, comportant de nombreux risques bien réels et de nuisances multiples, à un espace vert public implanté dans un milieu urbain dense, à proximité immédiate d’écoles, d’hôpital, d’institutions publiques et d’une zone résidentielle», peut-on lire dans le communiqué.

Le collectif lance un appel aux citoyens. «650 personnes ont déjà signé une pétition et 63 personnes ont interpellé directement la Ville par lettre», précise le comité exécutif du Collectif qui se déclare «fonctionnel, motivé et déterminé à se mobiliser contre ce projet».

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