Julie Taton collabore avec Solidaris pour sensibiliser: «Il faut mettre le vagin plus en avant!»

Pour elles, une partie de jambes en l’air n’est pas une obligation mais un plaisir
Pour elles, une partie de jambes en l’air n’est pas une obligation mais un plaisir - Elio Germani

Julie, vous avez animé plusieurs ateliers avec des jeunes filles. Vous avez évoqué notamment la contraception…

Il y a les moyens de contraception pour la femme – la pilule, le stérilet…- mais on ne doit pas oublier le préservatif pour éviter les IST (infection sexuellement transmissible). Ces débats, c’était aussi l’occasion d’expliquer comment le corps féminin réagit, l’importance de la jouissance. Faire l’amour c’est du partage et ce moment doit rester magique et joli. L’idée est aussi de sensibiliser par rapport à l’importance de cet acte qui peut amener des problèmes ou des changements de vie, des enfants ou des maladies.

Pourquoi cet engagement ?

J’avais déjà parlé dans le passé du papillomavirus et j’avais alors expliqué l’importance d’aller chez le gynéco, de faire des frottis car, la plupart du temps, ce sont des maladies qu’on ne sent pas. Je veux faire passer un message : allez voir un gynéco une fois par an, ayez un suivi. Je reçois énormément de messages de gens qui ont contracté un papillomavirus. Bien sûr c’est ennuyeux, grave, d’être dépistée positive, mais une fois que c’est fait, on t’apportera des solutions. Si ma notoriété peut servir à faire passer ce genre de messages, notamment à travers Instagram, j’y vais ! C’est important de pouvoir tirer une petite sonnette d’alarme. C’est la même dynamique que j’ai avec mon centre de bien-être Hyvin en fait : on n’a qu’une seule vie et on a le droit d’être heureux !

Et sans tabou…

Oui, j’ai eu la chance d’être élevée dans une famille très détendue par rapport à ça. Pour moi, la sexualité, le corps n’ont jamais été tabous. Si j’ai la moindre problématique, j’appelle ma mère. C’est important d’enlever le tabou par rapport au plaisir féminin, à la jouissance qui est hyper importante. Ça doit rester un jeu, on dit bien « partie de jambes en l’air ». Ce n’est pas une obligation, c’est un plaisir. Je suis très détendue par rapport à ça. Je l’avais fait dans « Les Belges, l’amour et le sexe » et je suis en train de brainstormer pour 2020 sur des formats d’émissions pour les réseaux sociaux, et ça, ça pourrait être un axe.

Si parler de vagin ça choque les gens, tant pis pour eux, c’est dommage. Mais toutes les femmes en ont un, et il sert. On devrait le mettre plus en avant !

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