Quelque 300.000 conducteurs amenés à être contrôlés durant la prochaine campagne Bob

Quelque 300.000 conducteurs amenés à être contrôlés durant la prochaine campagne Bob
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Intitulée « Bob. 100 % sobre », l’édition 2019 de cette campagne a pour ambition de contrôler quelque 300.000 conducteurs un peu partout sur le territoire. Nouveauté cette année : les policiers vérifieront également l’usage de drogue et du GSM au volant.

Ces 10 dernières années, le nombre d’accidents impliquant un conducteur sous l’influence de l’alcool a baissé de 20 %, selon des chiffres de l’institut Vias. Malgré tout, il y a encore eu, en 2018, plus de 4.000 accidents avec tués ou blessés impliquant un conducteur imprégné d’alcool, soit en moyenne un accident toutes les deux heures environ. Au total, ces accidents ont fait plus de 5.200 victimes.

Durant la présentation de la nouvelle campagne Bob, qui se tenait à la Maison des Brasseurs sur la Grand-Place de Bruxelles, le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR), a rappelé que boire et conduire ne font pas bon ménage. Il a pointé le risque d’accident jusqu’à 200 fois plus élevé pour les conducteurs imbibés. D’autant plus que la limite d’alcool imposée est souvent largement dépassée. « Ainsi quatre conducteurs sur 10 impliqués dans un accident ont une alcoolémie de plus de 1,8 pour mille, soit 3,5 fois la limite autorisée », a fait remarquer le ministre libéral, soulignant au passage que cela représente tout de même 18 bières.

Face à de tels contrevenants, ainsi qu’aux récidivistes sévères, le juge est tenu, depuis le 1er juillet 2018, d’imposer un éthylotest antidémarrage, a souligné le ministre Bellot. A ce jour, quelque 220 conducteurs ont été contraints d’équiper leur voiture d’un tel appareil. Outre l’installation de l’éthylotest, la personne doit également se faire accompagner par un organisme reconnu, tel que l’institut Vias.

De son côté, la ministre wallonne de la Sécurité routière, Valérie De Bue (MR), a mis en évidence l’existence des chèques taxi « Backsafe », à moitié prix pour les jeunes, comme alternative pour rentrer chez soi en toute sécurité. Elle a insisté sur l’importance des campagnes Bob afin de continuer la sensibilisation auprès des fêtards. « La prise de conscience est impérative car quand on conduit sous l’emprise de l’alcool, on met non seulement sa vie en danger mais également celle des autres. »

Lors de la campagne Bob précédente, le nombre de conducteurs contrôlés positifs se trouvait, pour la première fois, sous la barre des 2 %. Cette année, l’ensemble des partenaires de la campagne – parmi lesquels les différentes Régions du pays, la police, l’institut Vias, les Brasseurs belges ou encore Assuralia – ambitionnent de descendre sous les 1,6 % de conducteurs positifs au test de la l’haleine.

La campagne Bob s’étalera du lundi 2 décembre au lundi 6 janvier. Mais les contrôles seront augmentés durant l’entièreté des mois de décembre et janvier, a averti Vias. Le week-end sans alcool aura, lui, lieu du vendredi 10 au dimanche 12 janvier.

Les messages de la campagne Bob seront visibles, durant les deux mois de l’action, le long de toutes les routes principales du pays, ainsi que sur les bus de la Stib et de De Lijn. La campagne sera également déclinée sur les réseaux sociaux. Un spot radio et un clip vidéo seront par ailleurs diffusés pendant les fêtes de fin d’année afin de marquer le coup.

Le ministre fédéral de la Sécurité et de l’Intérieur, Pieter de Crem (CD&V), a dit espérer que le récent préavis de grève déposé par la CSC à la police fédérale n’aura pas d’impact sur la campagne. Il appelle à cet égard à la concertation.

Le ministre François Bellot a par ailleurs plaidé pour la réunion début 2020 des États généraux de la Sécurité routière afin de prendre à bras le corps le problème du nombre de tués sur les routes – en augmentation en 2019 après trois années de baisse consécutive –, ainsi que d’adapter la législation belge aux nouveaux modes de déplacements (trottinette, vélo électrique, hoverboard…). La dernière réunion des États généraux remonte à 2015. A l’époque, 15 recommandations avaient été formulées dont 13 avaient été mises en œuvre.

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