Licenciement abusif: dix mois de prison requis contre Luc Besson pour avoir viré son assistante de direction alors qu’elle était en arrêt maladie

Licenciement abusif: dix mois de prison requis contre Luc Besson pour avoir viré son assistante de direction alors qu’elle était en arrêt maladie
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Le réalisateur était absent mercredi à l’audience devant le tribunal correctionnel de Bobigny où il était cité à comparaître pour « discrimination fondée sur l’état de santé », a indiqué le parquet.

En octobre 2017, l’assistante de direction de Luc Besson fait une demande, à deux reprises, pour des congés que ce dernier refuse. « Lassée du harcèlement qu’elle subit depuis des années », elle se met en arrêt maladie, explique à l’AFP Me Mathieu Brulé, son avocat.

L’assistante de direction est alors licenciée pour « faute grave » le 9 janvier 2018 sur la base de cet arrêt de travail qui est qualifié de « frauduleux » par Luc Besson.

« Nous sommes dans une affaire où une salariée est harcelée puis licenciée en raison de son arrêt maladie, ce qui constitue une discrimination », estime Me Brulé.

Une décision du 9 octobre 2019 du conseil des Prud’hommes de Seine-Saint-Denis a en outre reconnu le harcèlement que subissait la salariée d’EuropaCorp de la part de son employeur.

« C’est une histoire rocambolesque qui n’aurait jamais dû atterrir dans un tribunal correctionnel », a indiqué à l’AFP Arnaud de Senilhes, avocat du réalisateur.

« M. Besson n’a pas licencié son assistante parce qu’elle était en congé maladie mais pendant son congé maladie. Il n’y a rien de discriminant », affirme Me de Senilhes. Selon l’avocat, elle aurait utilisé cet arrêt pour prendre ses vacances.

Le procureur de Bobigny a également requis 30.000 euros d’amende contre le PDG d’EuropaCorp et 50.000 euros pour sa société, en grande difficulté financière, qui est placée depuis octobre en procédure de sauvegarde.

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