Black Friday: et si cette promotion qui semblait si alléchante ne l’était peut-être pas du tout? «L’évaluation se fera au cas par cas»

Black Friday: et si cette promotion qui semblait si alléchante ne l’était peut-être pas du tout? «L’évaluation se fera au cas par cas»
123RF

La réduction pourrait avoir été calculée à partir d’un prix surévalué, par rapport au prix habituel. Dès lors, pourquoi ne pas porter plainte à l’Inspection économique pour cette arnaque présumée ? Pas si simple.

« Un vêtement vendu pendant onze mois à 90 euros, puis relevé à 110 euros pendant trois semaines avant d’être finalement soldé à 100 euros ne constituerait pas forcément une infraction. L’évaluation se fera au cas par cas », précise le porte-parole adjoint du SPF Économie. Une chose est certaine, le marchand ne s’est pas débarrassé de son produit en le vendant à perte. « Les réductions de prix sont libres, mais il est interdit de vendre à perte sauf durant la période légale des soldes en janvier et en juillet », rappelle notre interlocuteur.

Une enquête préliminaire

Le Black Friday s’est aussi invité à la Chambre où la députée Florence Reuter a interpellé la ministre de l’Économie, Nathalie Muylle, sur les possibles promotions factices dont pourraient être victimes les consommateurs. Selon la ministre, une enquête préliminaire de suivi des prix a été menée pour s’assurer de la légalité et de la véracité des réductions proposées. Une réponse qui a satisfait la députée : « Ce phénomène est une catastrophe pour nos indépendants qui représentent une part conséquente de notre économie. Il est donc essentiel de mieux les soutenir. »

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